René DEVEMY
 
 
Ma base généalogique
 
Son enfance L'engagement La modilistation Le 27° B.C.C en 1940 La captivité T.O.A L'indochine Ses décorations

L'enfance :

René, Laurent DEVEMY est né le mardi 19 octobre 1920 à Avesnes le Sec (Nord). Fils de Zéphyr DEVEMY (°03/08/1892 / +28/09/1924) et de Maria LEPAN (°13/02/1891 / +09/03/1965).

Quelques mots sur son papa

Zéphyr Devemy est né à Avesnes le Sec le 3 mars 1891. Il est le fils de Zéphyr et de Virginie Lepan. Il effectue son service militaire au 1° RAP, régiment auquel il est incorporé le 09/10/1912. Il est nommé maitre pointeur le 8/11/1913. Le 2 août 1914, il est rassemblé sur le pied de guerre sur la place de Maubeuge. Il est fait prisonnier à Maubeuge et est interné à Friedrichfeld le 7/09/1914. Il est rapatrié en France le 12 décembre 1919.

 
Haspres et son histoire
 
Haspres et son histoire
 
Haspres et son histoire
 

Le 28 septembre 1924, Zéphyr décède de la tuberculose, maladie des poumons qu'il a ramenée des tranchées. Mon Grand Père René, alors agé de quatre ans, se retrouve seul avec sa maman et son frère handicapé Zéphyr (1915-1983), il va devoir très vite faire face aux responsabilités de chef de famille.

René DEVEMY

Doté d'une forte capacité intellectuelle, il obtient son certificat d'études primaires à Avesnes le Sec en 1932. La vie de l'époque étant autrement plus rude et moins assistée que celle de nos jours, il abandonnera dès lors l'école pour travailler et ainsi subvenir aux besoins de sa famille.

L'engagement :

Dès l'age de 12 ans, il est amené à travailler pour nourrir sa famille, il travaille aux champs comme " ramasseur de patates ", puis a la ferme. Il oeuvre également aux tissages BERA à HASPRES, ou là il fait connaissance avec ma grand mère.

A 18 ans, le 26 Octobre 1938 il s'engage en qualité de mécanicien pour 3 ans à l'intendance militaire de Valenciennes au titre de la 5eme Compagnie du 505° Régiment de Chars de Combat à Vannes, où il y fait ses classes (N° matricule 423). A l'aube de la seconde guerre mondiale, le 15 Avril 1939, il est nommé Caporal (affecté à la 3eme Compagnie). Souhaitant évoluer et vraisemblablement poursuivre la carrière des armes, il suit du 9 mai 1939 au 25 août 1939 le cours d'élèves spécialistes Mécaniciens pilotes, au sein de la 4eme Brigade de Chars de Combat fonctionnant au 509° Régiment de Chars de Combat à Maubeuge

René DEVEMY

Le 27 août 1939, René DEVEMY est affecté à la 3eme compagnie du 27° Bataillon de Char de Combat, en qualité de chef de chars. Ce bataillon (sous les ordres du commandant AUBERT), ainsi que le 14° B.C.C font partie de la 4eme Demi Brigade de la 2eme Division Cuirassée de Réserve. Celle-ci est commandée par le Lieutenant Colonel GOLHEN.Ces bataillons ont été formés à Vannes. A eux deux ils rassemblent 99 chars.

La mobilisation :

Le 3 septembre 1939, la France déclare la guerre à l'Allemagne. Commence alors la drôle de guerre. Le 1er mars 1940, René DEVEMY est nommé Caporal Chef sur décision du Chef de bataillon AUBERT (toujours au titre de la 3eme Compagnie). Puis le 1er mai 1940 il est nommé Sergent. Très vite, dès les débuts de la guerre (mai 1940), ce bataillon va être engagé dans les combats de défense des ponts de l'Aisne et de L'Oise jusqu'à la Somme. Il participe aux derniers jours de la bataille d'Abbeville.

Le 27° B.C.C est mobilisé par le C.M.N N°505 à Vannes le 24 août 1939.

Ce bataillon sera affecté successivement :

La composition de la 3eme Compagnie où a servi René DEVEMY est la suivante :

Effectifs :
Sous Officiers : 63
Hommes de troupes : 518
Nb de véhicules : 115
Nb de chars : 45.

Officiers :
Capitaine GODIER
Lieutenant FAYE
Lieutenant DUBOST
Lieutenant PELTIERS/Lieutenant BRETONS/Lieutenant GOURLET.

Après l'offensive éclaire de l'armée allemande soutenue par les redoutables divisions de Panzer, un front va se constituer tout le long de la vallée de la Somme.

Le 27° B.C.C à la bataille d'Abbeville (campagne de France) :

Cuisine roulante

Avec plus de 400 chars alliés engagés, la bataille livrée en trois phases entre le 27 mai et le 4 juin 1940, constitue une des plus importante attaque blindée de la seconde guerre mondiale.

Les préludes de la bataille :

Le 14 mai,

La 2° D.C.R quitte son cantonnement de Chalons sur Marne pour être acheminée sur le théâtre des opérations. Les éléments chenillés sont convoyés par voie ferrée, les autres éléments prennent les voies routières. Dans la journée du 14, la 3eme compagnie du 27° B.C.C débarque à ETREUX, après avoir subi des raids aériens de la Luftwaffe.

Le 15 mai,

La 3ème compagnie prend la direction de la BESACE afin de compléter le groupement du lieutenant colonel GOLHEN commandant la demi brigade. Celui-ci a pour mission de tenir la position de Novion - Porcien menacée par les blindés Allemands.Ces derniers ayant pour objectif d'atteindre la manche le plus rapidement possible.

Cette journée est confuse du coté du commandement français, les unités éloignées les unes de autres errent en attendant les ordres. Les patrouilles Allemandes sont menaçantes et harcèlent sans cesse nos positions.

Le 16 mai,

Des ordres arrivent en tous sens des autorités. Les compagnies continuent à arriver par voies de chemin de fers. Trois compagnies de chars H (deux du 14° B.C.C, une du 27° B.C.C), arrivant à ETREUX, ne reçoivent pas d'ordre. Le commandant AUBERT décide alors de garder les ponts sur l'Oise. Un peu plus tard les ordres arrivent enfin. Le commandant AUBERT reçoit pour mission la défense des ponts de l'Oise d'Oisy au nord, la Fère au Sud. Les compagnies du 27° B.C.C sont repartis suivant le dispositif suivant : la 2ème compagnie à BERNOT pour la défense des ponts de GRAND VERLY et la 1er compagnie la défense des ponts d'ORIGNY SAINTE BENOITE à MOY. Quant a la 3ème Compagnie qui a été encerclée par l'ennemi à la BESACE décroche et fait mouvement dans la direction du Sud Ouest. Il est à noter que les premiers ravitaillements en carburant commencent à être difficile.

Pendant ce temps du coté allemand les ordres et les objectifs sont clairs, il faut continuer à foncer vers le nord ouest au-delà de l'Oise et de la Somme, pour gagner au plus vite le littoral de la Manche. Ceci a pour conséquence de couper l'armée alliée en deux, permettant ainsi de prendre un tournant décisif sur le reste de la campagne et de la guerre.

Rapport Particulier sur la défense de RETHEL

La 3eme Compagnie du 27° BCC débarquée à ETREUX le 15 mai à 2 heures reçoit du chef de bataillon, à 6 heures l'ordre de gagner la région de la BESACE.

Au cours d'une halte a MONTCORNET, des ordres complémentaires lui sont donnés par le Capitaine CHARLET adjoint du Lieutenant Colonel GOLHEN : gagner d'urgence la route de SIGNY L'ABBAYE à RETHEL, à la sortie du village. Après cette marche de 80 KM, à l'allure poussée, 11 chars sur 14 sont au point fixé à 17 heures et se mettent en position défensive sur la route.

Le Lieutenant Colonel GOLHEN organise vers 18 heures le repli progressif vers RETHEL, des arrêts, en attente de l'ennemi, sont marqués au carrefour de GRANDCHAMP, puis en amont de WASSIGNY, vers 11 heures, les chars en queue de dispositif entendent passer à quelques centaines de mètres de la colonne motorisée ennemie, puis les tirs de balles traçantes et à obus traçants se déclenchent en direction de NOVION - PORCIEN. La nuit tombée, le repli sur RETHEL se poursuit par WASSIGNY, HERBIGNY, HAUTEVILLE, ECLY, RETHEL.

Vers 3 heures le 16 mai, le Lieutenant Colonel GOLHEN, décide que les chars B défendront seuls l'avant de RETHEL, les chars H devant se replier au sud de RETHEL, sur la route de REIMS.

Les tracteurs de ravitaillement de la 3eme Compagnie participent durant la matinée au ravitaillement en essence des chars B.

Restent abandonnés sur le terrain, par suite de pannes mécaniques, après toutes, tentatives de dépannage et remorquage : 3 chars, 1 tracteur de ravitaillement.

P.C le 1er juillet 1950
Le Chef de Bataillon A U B E R T
Commandant le 27° B.C.C

Le 17 mai 1940,

La 2° D.C.R est toujours aussi dispersée. De nombreux accrochages ont lieux sur les ponts de l'Oise. Les allemands ont décidés de s'emparer rapidement de ces ponts. La 3eme Compagnie du 27° B.C.C résiste très courageusement. Malgré cela les ponts de MOY, BERTHENICOURT et MEZIERES SUR OISE tombent dans les mains allemandes. La 3eme Compagnie est alors obligée de continuer son mouvement de repli. Les ponts de Ribemont tombent au premier assaut. La 2eme compagnie du 27° B.C.C contre attaque vigoureusement à HAUTEVILLE, ce qui permet de d'arrêter provisoirement les allemands.

En fin d'après midi, le lieutenant Colonel GOLHEN donne l'ordre de repli. Cet ordre ne parvient pas à toutes les unités, notamment celles stationnées au nord de VADENCOURT. Le 2eme compagnie du 27° B.C.C de LONGCHAMPS gagne BOHAIN.

La 2° D.C.R a subit de lourdes pertes tout au long de cette journée, malgré la belle défense individuelle de chaque unité.

Toutefois les allemands vont connaître en cette journée une crise dans leur commandement. En effet l'élan des divisions de panzer est freiné, l'ordre de ne plus franchir l'Oise est donné. En effet au vu de la progression trop rapide de ses unités de blindés, l'armée allemande, même avec ses unités mécanisées, a du mal a suivre le rythme !

Cela n'empêche pas les unités les plus avancées de consolider leur tête de pont sur la Serre et de s'emparer quand même des ponts de l'Oise. Une unité de panzer fait route vers MONTCORNET pour répondre aux attaques de chars Français encore présent dans le secteur.

Le 18 mai,

La lutte est âpre et disproportionnée pour les dernières unités de chars sous les ordres du lieutenant Colonel GOLHEN. Toutefois, un groupement se constitue avec le reste des éléments cuirassés en état de marche placé sous les ordres du commandant AUBERT. Ce groupement est constitué d'une section de chars B du 15° B.C.C, de quelques chars H de la 1ere compagnie du 27° B.C.C, et de quelques autres éléments. Ce groupe a pour mission de se porter sur le canal de Crozat au pont de Jussy et de Liez puis de se diriger sur l'Oise entre Origny Sainte Benoite et Achery. Le détachement partant de GUY arrive vers 18 heures à GUISCARD près du canal de CROZAT.

La 3eme compagnie quant à elle se déplace vers la forêt de Compiègne.

La riposte Française :

Les 19 et 20 mai,

Le groupement du commandant AUBERT lance son attaque prévue la veille.

La colonne du pont de Saint Simon

La 1er Compagnie du 27°B.C.C débouche du pont, soutenu derrière elle par l'infanterie du 108° RI. Rapidement les chars prennent le village, occupé aussitôt par l'infanterie. Continuant sur ARTEMPS, les chars sont pris sous les tirs des canons allemands placés derrière des barricades, protégées elles mêmes par un champs de mines. Un combat de barricades acharné débute alors.

La colonne du pont de Jussy

Des chars H de la 1/27°B.C.C franchissent le pont de Jussy, ils prennent ensuite la direction d'Essigny le Grand, puis Urvilliers. Tout au long de leurs progressions, ils détruisent sans trop de difficulté les unités avancées allemandes. A cours de munitions, les chars doivent revenir sur leurs pas.

Sous le nombre des blindés allemands, les chars français succombent les uns après les autres. D'autres seront abandonnés sur le terrain suite à des ennuis mécaniques. La situation au 20 mai est critique, car pratiquement tous les ponts de la Somme sont sous contrôles allemands. Quelques ponts sur l'Oise dans la région de Compiègne sont toujours gardés par la 3eme Compagnie.

Si l'on en croit le compte rendu du lieutenant Colonel GOLHEN, sur 93 chars H, 12 sont encore en état de marche, 27 en révision, 54 hors de combats. Il ne reste plus qu'à vanter les actes de bravoures et d'héroïsmes individuelles menés lors de cette dure semaine de combats.

Le 22 mai,

La 3eme compagnie défend le pont l'Oise à VERBERIE.

Le 24 mai,

La 3eme compagnie passe à la disposition du groupement GIRIER. Elle dispose de 11 chars, elle se rend au " bois de l'hôpital " à 15 kilomètres à l'est de ROYE.

Le 26 mai,

La 1ere compagnie rejoint la 3eme compagnie dans le " bois de l'hôpital ". Ces deux unités se mettent en position d'attente, afin de rejoindre le groupement BOURGIN.

Le 29 mai,

La nuit tombée, le bataillon fait mouvement de la forêt de Saint REMY et du bois de l'hôpital vers PAILLART (5 kilomètres nord de Breteuil, sud de NOYE ). La 351 compagnie autonome est affectée au bataillon. Le bataillon reformé à 4 compagnies prend le nom de I4/27.

Le 30 mai,

Le 27° B.C.C, stationne à PAILLART, il en profite pour effectuer une mise au point de son matériel.

Le 31 mai,

A 21 heures, le bataillon fait mouvement de PAILLART à GRATIBUS (6 KM de MONTDIDIER).

Le 1e juin,

A 20 heures 30 le bataillon fait mouvement de GRATIBUS à BLANGY S/POIX.

Fiche médical de bléssé de l'avant

L'ultime attaque :

Le 2 juin,

A 21 heures, le bataillon fait mouvement de BLANGYS au bois de la CROIX.

Le 3 juin,

A 13 heures, le Chef de Bataillon et ses commandants de compagnies effectuent une reconnaissance en vue d'une attaque de la tête de pont d'Abbeville.

Les reconnaissances sont exécutées en liaison avec les officiers de la 152° Brigade Ecossaise.

Constitution des compagnies au moment de l'attaque :

A partir de 21 heures 30, le bataillon exécute sa marche d'approche jusqu'au ravin de BOENCOURT afin de prendre sa position de départ.

Voir ci-après le rapport de l'attaque menée par la Compagnie FAYE où combattit René DEVEMY pendant l'ultime attaque.

Le 4 juin,

A 3 heures 30, les compagnies du commandant AUBERT (y compris la 351°) partent à l'assaut d'Abbeville. Elles soutiennent les bataillons d'Infanterie des Highlanders. La défense allemande est acharnée. Plusieurs chars Français sont détruits soit par des mines, soit par des obus. La 351° Compagnie perd ainsi quatre chars sur onze. La compagnie FAYE, qui s'est engagée dans les vergers de BIENFAY, souffre du terrain : pas moins de quatre chars basculent dans des chemins creux. L'objectif de MESNIL TROIS FŒTUS, bien que bordé, n'est pas pris. Quatre chars sur dix sont perdus. A ce moment de la bataille René DEVEMY sera grièvement blessé au genou gauche, ainsi qu'à la main droite. Ces blessures vont le mettre hors de combat pour le restant de l'opération. Il est ramassé sur le champ de bataille par l'infanterie écossaise, pour être transféré à l'hôpital complémentaire de l'hôtel du parc à Plessis la Madeleine et y recevoir alors les premiers soins.

Voir ci après le rapport des RAPPORT PARTICULIER POUR L'OPÉRATION D'ABBEVILLE.

3e Cie BATAILLON I4/27 : Lieutenant FAYE

RELATION DE L'OPERATION D'ABBEVILLE

u>I - RECONNAISSANCE - PRISE DE LIAISON AVEC LES ECOSSAIS.-

Le 3 Juin 1940, le Lieutenant FAYE (Cdt de la Cie), le Lieutenant BRETON et le S/Lieutenant GOURLET (Chefs de Section) vont reconnaître les positions de départ et l'itinéraire y menant.

P.D.: 300 m. N.O. du village de BOENCOURT. Le Capitaine PERRETTE conduit le Lieutenant FAYE au P.C. de Capitaine Ecossais dont la compagnie tient les abords de BIENFAY.

Durant cette reconnaissance, un tir d'artillerie assez intense se déclenche sur le carrefour des CROISETTES. Notre artillerie répond sur le bois de VILLERS.

A 18 heures 30, le Lieutenant FAYE prend les dernières liaisons au P.C. du Colonel Ecossais au château de BAINAST.

II - MISE EN PLACE SUR P.D.-

La Compagnie arrive à la P.D. vers 3 heures 25. Le Lieutenant FAYE cherche vainement à prendre liaison avec les écossais.

La compagnie dispose de 10 chars.

Char du Lieutenant FAYE - Cdt de Cie
Section complète du Lt DUBOST - 2° échelon
-d- Lt BRETON ( 1° échelon
-d- S/LtGOURLET(
Débouché à 3 heures 30 exactement. On ne voit presque rien.

III - L'ATTAQUE -

Au moment du débouché, l'artillerie allemande déclenche un vioLent tir sur le village de BOENCOURT et le ravin à l'Ouest de BOENCOURT.

La section du Lieutenant BRETON progresse presque d'un seul trait jusqu'au village de MESNIL-TROIS-FŒTUS par la contre-pente Est de BIENFAY.

La section GOURLET marque un temps d'arrêt aux lisières Sud du Bois Nord du village de BIENFAY à hauteur de 3 chars B et 3 chars H détruits.

A ce moment, 4 chars sont en panne de terrain à la suite d'accidents consécutifs dûs à l'obscurité.

Les premiers éléments d'Infanterie (15e Infanterie Alpine) se trouvent aux lisières Nord de BIENFAY et sont pris à partie par l'artillerie Allemande.

Le Lieutenant FAYE donne à la section GOURLET l'ordre de reprendre la progression sur le plateau reliant BIENFAY à MESNIL TROIS FŒTUS.

La section progresse malgré de violents tirs d'armes anti-chars en position aux lisières WWW Sud et Ouest de MESNIL TROIS FŒTUS.

3 canons de 37 sont neutralisés ainsi que 2 mitrailleuses.

Malgré la neutralisation du village, l'Infanterie n'a pas suivi. La section du S/Lieutenant GOURLET revient pour prendre la liaison avec le Lieutenant FAYE qui, durant cet intervalle, à cherché à reprendre contact avec la Section du Lieutenant BRETON.

N'ayant pu prendre la liaison avec le Lieutenant FAYE, la section du Lieutenant GOURLET se met à la disposition du Capitaine Cdt la Cie Ecossaise qui a pris position dans le bois à 300 mètres au Nord de BIENFAY.

Il lui est demandé de servir de base de feu à l'Infanterie.

Cette mission accomplie, un char B lui communique qu'il à reçu l'ordre de repli en vue d'une contre attaque possible.

La section se rallie dans le ravin à L'Est de BOENCOURT et se met à la disposition du Capitaine COURTIER.

La section BRETON privée de son chef de section blessé à la jambe par une rafale de mitrailleuse hors de son char, est ralliée par le Lieutenant FAYE.

Un des chars est manquant, immobilisé par une arme anti-chars.

Le char du Chef de section s'est mis à la disposition des chasseurs du 17e B.C.P. avec lesquels il opère de brillantes actions locales. Le 3e chars ralliera plus tard le Bois d'ERCOURT.

C'est au cours de ces opérations que le Lieutenant FAYE relève le Capitaine PERRETTE et le Lieutenant BRETON, tous les deux blessés et les mène à BOENCOURT.

L'ordre de repli sur le Bois d'ERCOURT est donné par le Lieutenant GIRARD, Officier de liaison, vers 10 heures 30, après un violent bombardement d'avions.

6 chars ont rallié ERCOURT.


REGIMENT CUIRASSE / I.S.C.D /2e D.C.R / 4e DEMI-BRIGADE / 27E BATAILLON DE CHAR

RAPPORT PARTICULIER POUR L'OPERATION D'ABBEVILLE du 4 JUIN 1940

Unités participant à l'opération :
3/27 : Lieutenant FAYE - II Chars ( Chars qui ont pris
35I° Cie: Capitaine COLOSIER - II Chars ( effectivement part
I/14 : Lieutenant TRAVERS - 4 Chars ( à la bataille

Mission : Accompagnement d'Infanterie, I52° Brigade Ecossaise chargés de relever le 17° B.C.P sur l'objectif final.

Mise en place : I° Le bataillon est en place à 3h à la hauteur de la route BOENCOURT , MUCHEENNEVILLE . - Les compagnies orientées face à leur objectif.

Répartition des Unités : )axes
351° Compagnie-I° Echelon-à droite-Objectif :Mt CAUBERT )d'atta-
3/27 -I° Echelon-à gauche-Objectif :TROIS FŒTUS )ques et
-------------------------------------------)objec-
- tifs déterminés sur le terrain au cours
de la reconnaissance du 3 .-

I/14 - 2° Echelon en arrière de la 351° Cie protégeant
le flanc droit .

Déroulement de l'attaque :

A 3 heures 20, pendant la préparation d'Artillerie , les compagnies serrent sur les Chars B. Le débouché s'effectue nromalement. L'Infanterie Ecossaise avec laquelle on a pu reprendre une liaison précaire en raison de la nuit suit les chars de trop près , marchant par groupes à hauteur des appareils. Un violent tir de barrage ennemi est déclanché quelques minutes après le débouché. Aucun incident important à noter jusqu'à hauteur du bois de VILLERS où les chars de la I/27 , Cie réservée du Lieutenant de LANTIVY , commencent à arriver. Il est alors constaté que le bois de VILLERS est encore occupé par l'ennemi et que le nettoyage qui devait être effectué par un Bataillon autre que celui d'attaque ne l'a été que très sommairement. C'est ainsi que le personnel du P.C I4/27 a reçu des coups de fusil à bout portant , partis des lisières et que le Lieutenant DIRIBARNE reçut encore , au moment où il se ralliait : un coup de pièce antichar. Le Bois de VILLERS passé, les Compagnies progressent sur l'objectif O I .- La compagnie de gauche , qui avance avec plus d'aisance semble avoir été moins gênée par les résistances du Bois de VILLERS .

. . . . . . . . .

Il Faut signaler que de ce coté , l'action du Capitaine PERRETTE , qui avait pour mission de faire exploiter la progression des chars par l'Infanterie , est aussi une des causes du succès de la progression . Vers 4 heures 45 , les premiers chars sont signalés arrivés à MENIL TROIS FŒTUS et un peu plus tard à hauteur du MONT CAUBERT . Il est à signaler que pendant la progression , plusieurs Officiers de Chars , notamment le Capitaine COLOZIER , le Lieutenant BRETON , blessés en dehors de leur appareil , sont allés actionner l'Infanterie. Vers 8 heures 30 , l'ordre du raliement est transmis aux unités . - Cependant , la section du Lieutenant DIRIBARNE reste à la demande des chasseurs portés ( Lieutenant OLIVET ) pour protéger un point d'appui qui tient encore.

CONCLUSIONS : S'il faut reconnaître que les équipages de chars ont été à la hauteur de leur tache , L'Infanterie , bien que composée de Soldats très braves , n'avait aucune connaissance du combat avec les chars. Les équipages sont unanimes à déclarer que les Ecossais marchaient généralement par grappes , l'arme à la bretelle , tout près des chars . - Ils signalent aussi l'intensité des tirs de l'Artillerie Ennemie , son éfficacité , telle que sitot qu'un char s'arrêtait , il était pris à partie par des tirs massifs .

DEPANNAGE : Le dépannage pour les chars qui n'étaient plus immédiatement sous la ligne de feu s'est effectué assez normalement avec les moyens des Compagnies guidés par l'adjoint technique du Bataillon . Il faut signaler la perte de 8 Chars détruits , 2 par mines , 4 par pièces anti - chars , 2 par pannes de mécanisme et rendus inutilisables .

PERTES EN PERSONNEL :
Officiers : I Tué , 7 blessés
Sous Officiers : 2 Blessés
Chasseurs : 9 Blessés

P.C , le Ier Juillet 1940
Le Chef de Bataillon A U B E R T
Commandant le 27° Bataillon de Chars


La captivité :

Suite à sa blessure, René DEVEMY est dirigé à l'hôpital de la PERVERIE à Nantes où il est soigné. Le 9 juillet 1940, il y est fait prisonnier par les allemands. De là, cinq longues et dures années de captivité l'attende. Il sera déporté et interné au stalag XI B baraque 8, matricule 6.315 1X à FALLINGBOSTEL.

Ce patelin se situe près de SOLTAU. Il est traversé par la Boehme, un petit affluent de l'Aller. Prés de 140 000 prisonniers polonais, français, belges, quelques russes (d'ailleurs un soldat russe, lui offrira un sabre sculpté de sa main)…. y sont " parqués ". S'étendant sur une dizaine d'hectares et rebaptisé Stammlager XI B, ce camp est l'un des plus grands camps de travail du national socialisme. Cependant, l'arrivée massive de prisonniers fera que les infrastructures de ce camp se révèleront vite insuffisantes.Au regard des besoins importants de l'armée allemande en approvisionnements, l'existence d'un certain nombre de prisonniers va se voir modifiée. C'est ainsi que mon grand père partira comme " KriegsGefangenen ", dans la ferme d'un dénommé Hanz pour le travail agricole.

Durant cette période, il apprendra à parler l'allemand, il se rendra très vite compte que pour mieux manger, et améliorer quelque peu ses conditions de vie, il faut pouvoir comprendre les railleries de l'ennemie. Il apprendra les méthodes de culture allemandes des " Kartoffelns " et des fameux rutabagas. Il apercevra également, sans jamais savoir vraiment ce qu'il s'y passe, des fumées se dégageant de certains baraquements du camp de Bergen-Belsen. C'est bien après la guerre qu'il apprendra la morbide vérité de ces fumées et des camps d'exterminations.

Remarque sur les types de camps :
Les Frontstalags sont les camps situés hors de l'Allemagne.
Les Stalags, sont les camps de base pour la troupe, avec les Kommandos de travail situés aux alentours.
Les Offlags, sont les camps réservés aux Officiers.

Le 12 mai 1945, les troupes alliées mettent fin à ces cinq interminables années. Il est libéré et rapatrié en France, pour une permission de 30 jours du 12 mai 1945 au 10 juin 1945.

Théâtre d'Occupation Allemagne :

Après une courte permission plus que méritée, il est rappelé à l'activité de service le 10 juin 1945. A partir du 7 septembre 1945, il est affecté en renfort à l'Escadron Hors Rand du régiment n°5 du Centre d'Organisation d'Artillerie Blindée 401 de Maubeuge. Il est aussitôt mis en route le 15 septembre 1945 sur le Centre Instruction de l'Arme Blindée de Saverne. Le 16 septembre 1945, il est affecté au 4° Escadron du C.I.A.B.

Le 10 octobre 1945, René DEVEMY est nommé Maréchal des Logis Chef, promotion a comptée du 19 juillet 1944. Note de service n° 12244 du 2 août 1945 du général commandant la 1ere Région Militaire (du règlement n°5 du C.O.A.B Centre Organisation Artillerie Blindée 401 à Maubeuge). Le 31 octobre 1945, il est mis à la disposition du général commandant la 5eme D.B pour être dirigé en Allemagne à Sigmaringen. Le 6 novembre 1945, il est affecté au 6eme Régiment Chasseur d'Afrique, placé à l'Escadron Hors Rang. Le 1er novembre 1945, il signe son réengagement pour 2 ans, décision du 24 janvier 1945, contrat homologué sous n°233 par Monsieur l'intendant militaire de la 5eme DB.

Le 30 mars 1946, il épouse à HASPRES ma grand-mère.

A partir de 4 novembre 1946, il part à Saumur suivre un stage de formation de sous officier d'échelon à l'Ecole d'Application de l'Arme Blindée Cavalerie. Il intègre le 6 novembre 1946 l'Escadron Hors Rang puis passe stagiaire à l'instruction. Le 22 mai 1947, il obtient son diplôme avec une moyenne de 15,64 sur 20. Le 30 mai 1947, son stage à la compagnie d'instruction des spécialistes terminé, il rejoint son corps d'origine le 6e R.C.A. Il réintègre le 2 juin 1947, l'E.H.R de ce régiment où il se réengage pour une durée de 2 ans. Mon grand père et ma grand mère habitent alors en Allemagne dans la zone des forces occidentales N° 14 Gilgenstrasse à SPEYER dans le palatinat Allemand.

Le 9 Avril 1948, ma maman voit le jour à ST WENDEL dans la Sarre département Allemand.

Le 28 octobre 1948, il obtient le Brevet de Chef de Peloton avec une note 14,38 sur 20. Le 1er janvier 1949, René est admis dans le corps des Sous Officiers de Carrière. Le 16 septembre 1949, il est muté au 2eme Escadron chargé du dépannage. Inscrit au tableau d'avancement, il est promu au grade d'Adjudant le 5 octobre 1949. Entre mars 1950 et novembre 1950, il participe à plusieurs manœuvres autours du camp de MUSSINGHEN. Le 20 Août 1951, il est affecté au 4eme Régiment de cuirassiers à Reims qu'il rejoindra le 16 octobre 1951. (Rue Pommery Caserne Jeanne d'Arc - 6e RM). Il est placé au 3eme Escadron à destination du 7° Régiment de cuirassier (matricule n°4920), il rejoint le 7° Cuirassier le 1er décembre 1951. Il est alors placé l'Escadron de Commandement et des Services matricule 13). Le 11 décembre 1952, René DEVEMY figure au tableau d'avancement pour le grade d'Adjudant Chef au titre de l'armée. Il est nommé le 1er Juillet 1953.

L'Indochine - Théâtre d'Opération Extérieur :

Le Royal Pologne - 5eme Cuirassier

Le 30 septembre 1953, alors que la situation en Indochine se durcit, René DEVEMY est mis en route pour le D.I.M de Marseille. A partir du mois d'octobre 1953, une " nouvelle aventure " débute pour l'Adjudant Chef DEVEMY. Celui-ci est désigné pour entrer dans la composition de la maintenance T.O.E. Le 3 octobre 1953, il embarque sur le S/S Florida à destination de l'Indochine.

Après 25 jours de traversée, il débarque le 27 octobre à SAIGON, capitale du cochinchine. Le 28 octobre 1953, il intègre un régiment blindé d'élite, le 5eme Cuirassier. Il sera affecté à l'Escadron Hors Rang de ce régiment (Matricule 5836). Malgré la géographie diversifiée de ce pays : montagnes, jungles, plaines et rizières, et un climat humide et chaud. Ce régiment de blindés sera utilisé dans de nombreuses missions d'ouverture de routes, de conservation et maîtrise des axes.

Le 5eme Cuir va être utilisé pour maintenir l'ordre dans les différents sous secteur, ainsi que des missions de sécurité du quartier de LOC NINH. En plus de cela le 5eme Cuir va livrer sans cesse dans ce vaste pays hostile des combats très durs. Son équipement est très hétéroclite : scout car Humber, AM M8, Chars M5, obusiers M8, Half Track T30 américain, Dodge 4x4, Jeep, AM Panhard, etc…

La situation du 5eme CUIR entre 1953 et 1954 : Malgré l'éloignement des escadrons et même des pelotons de la frontière du Cambodge à PHAN THIET, l'esprit de corps est tout de même conservé. Le 1er escadron du Royal Pologne doit défendre les implantations et les infrastructures agricoles. Or les plantations notamment d'hévéas sont particulièrement nombreuses dans la région de DAUTIENG et de BEN CUI.

En Indochine

Durant 1953 et 1954, le régiment participe à de nombreuses opérations de nettoyage dont l'opération " ATLANTE ", qui a pour objectif la destruction du Vieth Minh le long de la côte entre QUI NHON et NHA TRANG. Malgré les intenses combats livrés, le potentiel militaire de l'ennemie n'est pas entamé. Celui-ci bien au contraire se montre de plus en plus agressif, notamment dans la région des hauts plateaux située entre KON TUM, AN KHE et BUON ME THUOT. Une grande offensive est d'ailleurs lancée, qui contraint le 3eme escadron du Capitaine DOUCET intégré au Groupe Mobile 100, à évacuer au prix de lourdes pertes.

Au début de l'année 1954, le Royal Pologne continue de participer au progrès de la pacification de la cochinchine. Le 7 mai à lieu pour l'Armée Française la plus vaillante des batailles, mais également la plus lourde défaite : " DIEN BIEN PHU ".

Emplacement des escadrons du 5eme Cuir en 1954 :

1er Escadron TUAN LOI Lieutenant GUERIN
2nd Escadron SUZANNAH Capitaine KELLER
3eme Escadron THU DAU MOT Capitaine DOUCET
4eme Escadron CHON THANH Capitaine de la SAYETTE
5eme Escadron TAN SAN HUT(*) Lieutenant DARTENCET
6eme Escadron PHANTIET Capitaine LEMAITRE
PC et EHR SAIGON-CHOLON Capitaine QUENAUD
(*) Emplacement de l'aérodrome

Malgré la relative bonne ambiance figurant sur les photos, la situation sur le terrain est très tendue. Le 5eme Cuir est sans cesse mis en garde contre les pièges sournois du Vieth Minh, comme le confère le rapport ci-dessous d'une patrouille : " La patrouille a trouvée des munitions piégées intentionnellement abandonnées sur le terrain. Ceci dans le but que les troupes Françaises les récupèrent provoquant ainsi des incidents de tirs. La balle avait été dessertie, puis une petite bourre d'explosif avait été placée au dessus de la poudre et la balle ressertie ". D'autre piège comme des mines anti-véhicules en bois ou des mines type K51 sont couramment utilisées.

Description de la ZONE EST, secteur de THU DAU MOT (au 1/10/1954) :

Le sous secteur sud de THU DAU MOT comprend les sous secteurs de :

    BENCAT
    DAUTIENG
    THU DAU MOT

Ordre de bataille du 5eme Cuir du 1/10/1954 au 31/12/54 :

Le Capitaine QUENAUD prend le commandement de l'E.H.R du 5eme Cuir le 15 novembre 1954.

Le 16 Septembre 1954, le Lieutenant Colonel Marcel RATEL est nommé au commandement du 5° Cuir et du secteur de THU DAU MOT en remplacement du Colonel BAGUENAULT de VIEVILLE, rapatriable.

La situation en 1955 :

Les notes qui vont suivre sont issues des Bulletins de Renseignements Mensuels. Rapport de 1955, des services de renseignements : PHYSIONOMIE GENERALE :
" La première quinzaine de juillet a été marquée par le retour du PC et de l'E.H.R du régiment à THU DAU MOT. Ce premier repli du régiment et l'abandon notamment de DAUTIENG et LOC NINH n'à pas encore eu de conséquences. Cependant on parle à nouveau de grèves dans les plantations MICHELIN et les planteurs Français marquent quelques inquiètudes. Calme relatif du coté Vieth Minh. La propagande continue, servi par la présence de deux cadres V.M en uniforme à THU DAU MOT (service des exhumations). Au cours de leurs tournées à l'extérieur, il nous a été permis de constater que l'ensemble de la population leur marque beaucoup de sympathie. Relations toujours amicale avec les autorités Vietnamiennes. Le chef de province manifeste un certain mécontentement de la présence de cadre V.M. "

Missions de l'E.H.R :

Les missions de l'E.H.R sont variées, comme le montre le J.M.O de cette unité :

Juin 1955 :

Reconnaissance pour enquête " Ordre de piraterie " à PHO BINH

Le 20 juin 1955, LAI KHE Exercice de roulement radio E.H.R 5° Cuir LAI KHE - CHON THANH - SUOI BAUA - MINH THANH - DAUTIENG

Le 24 juin 1955

Sortie du peloton de protection avec 1 Half Track, 2 AM 20, 3 AM 48. " Reconnaissance de la zone comprise entre XT 850-528 et XT 857-570. Village de NGAI-AN report vers 880-548, passage possible avec 1 H.T à treuil et une A.M 20 jusque vers XT 837-513. Reconnaissance jusque XT 850-610, village n'existe plus, d'après renseignements, ces villages seraient reportés à l'est de SONG BE "

Pelotons de l'E.H.R :

1. Peloton de protection secteur, chargé de reconnaissances, ouvertures et protections des routes. Quelques noms reviennent régulièrement dans le J.M.O Adjudant CHARBIN, Chef ROUSSILLON, Brigadier MARIEL, Brigadier LEPAGE, Adjudant Chef RISTANI. Les blindés composants ce peloton se nomment : AIGLE BLANC, AIGLE NOIR, AIGLONNE, ANTILOPE, ATHOS, ARAMIS, AIGLE ROUGE, etc…..
2. Peloton Fluvial, embuscade et transport de troupes, les bateaux de ce peloton se nomment ALBATROS, ALLIGATOR, ABEILLE, etc….
3. Peloton de transport : ouverture de route, transport de matériel, transport de matériel
4. Peloton du commando du 5° Cuir

Le retour en France :

Le 28 mars 1955, René DEVEMY est muté à la B.M.S en vue de retour en métropole. Le 3 avril 1955, il embarque à bord du S/S " CYRENIA " pour faire route vers la France. Il débarque à Marseille le 23 Avril 1955, où il prend un congé de 3 mois 5 jours pour profiter de sa femme et de ses deux enfants. Le 29 Juillet 1955, il est affecté au centre de Sélection n°2 à CAMBRAI.

Ses décorations :

Décorations

Chevalier à l'Ordre National du mérite, le 12 juin 1979, récompense formée par le Général de GAULLE en 1963, alors Président de la république. (Journal officiel du 12/06/1979)

Attribution de la médaille Militaire, Journal Officiel des 19 et 20 Octobre 1953.

Croix du combattant
Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
Médaille coloniale avec agrafe Extrême Orient (15/06/1954)
Médaille commémorative 1939-1945
Médaille Rhénanie, Ruhr et Tyrol
Croix de Guerre T.O.E avec étoile de bronze

 
Haspres - Genealegrand
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