Le XX° siècle à Haspres
 
XIX Siècle XXI Siècle

Depuis 1875 la III° république s'efforce de donner à la France un gouvernement stable et démocratique. La république confiait le pouvoir de faire les lois à un parlement formé de deux chambres : La chambre des députés, élue pour quatre ans au suffrage universel; le Sénat élu pour neuf ans par un petit nombre d'électeurs. Le pouvoir de faire appliquer les lois était attribué à un Président de la République élu pour sept ans par les deux chambres et assisté d'un certain nombre de ministres. Ce régime est appelé le régime parlementaire parce que le Parlement peut demander des comptes aux ministres sur leurs actes et les obliger à démissionner si ces actes lui déplaisaient. La constitution de 1875 a durée jusqu'en juillet 1940.

La belle époque

Entre les divers partis républicains, des luttes politiques parfois très vives ont éclaté; elles ont provoqué de trop nombreux changements de ministères et ont nui à l'oeuvre de réformes accomplies par la III° République. Malgré cela la troisième république n'en a pas moins réalisé une oeuvre considérable dans beaucoup de domaines et plus particulièrement aux points de vue scolaire, social et colonial.

Le parlement a accru la liberté des Français : liberté de la presse, qui permet la publication de journaux de toutes opinions; liberté d'association, qui autorise les citoyens à se grouper entre eux; la liberté de conscience, qui garantie à chacun le respect de ses croyances religieuses.

L'instruction a également été développée à tous les degrés et particulièrement l'instruction primaire. Les lois scolaires dues à Jules FERRY, ont rendu l'enseignement primaire gratuit, obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans, et laïque, c'est à dire indépendant de toute religion.

La III° République s'intéresse au sort des ouvriers dont le nombre croit sans cesse (c'est la belle époque !!!). Un ministère du travail est crée en 1906. La durée du travail est successivement raccourcie par la loi, d'abord au profit des femmes et des enfants, puis au bénéfice des hommes.

Pendant ce temps là....

Haspres avec ses 3000 habitants est un des bourgs les plus animés de la région. L'industrie connait un développement rapide grâce à la multiplication des machines et l'utilisation de la houille comme source d'énergie. Les tissages mécaniques des usines BERA emploient de nombreux ouvriers Haspriens. On compte cinq brasseries au début du XX° siècle, plusieurs fours à chaux, une briqueterie, des carrières de pierres, deux moulins : le tordoir pour la fabrication d'huile, et le moulin des moines qui fournit l'electricité du village, de nombreuses fermes, plusieurs cabarets ainsi que de nombreux commerces.

Pour se distraire on va à l'estaminet, jouer aux cartes, fumer, discuter et accessoirement boire un verre. Ces "petits café" sont situés dans les arrières boutiques des différents commerces, ainsi lorsque l'on se rend chez le coiffeur pour un quart d'heure on y reste deux heures !

1901
 
» Le 28 juillet étude par le conseil d'un devis de Mr Wadoux, agent voyer à Bouchain, en vue de construire un aqueduc dans la rue des planches
 
1902
 
» Réorganisation de la compagnie des sapeurs pompiers
» L'abbé Henri BAERT succéde à l'abbé Agasse.
» La baisse des prix de façons, portés au prix minimum de 1900, préoccupe le syndicat des tisseurs d'Haspres. Au mois de novembre, des négociations sont engagées avec MM Bricout-Mollet et fils, fabricants de batistes et toiles fines de Cambrai, pour les déterminer à revenir sur leur décision de réduction de salaire. Plus de 400 ouvriers tisseurs d'Hasprs prennent l'engagement de proclamer la grève s'ils n'obtiennent pas satisfaction.
 
1904
 
» Reconstruction du clocher d'Haspres.
» Hector COSSART et Charles LAURENT avance la somme de 4330 francs nécessaire à l'installation du service téléphonique.
» Etablissement le 17 août 1904 d'un réglement municipal sanitaire organisant l'habitation. Des règles sont ainsi fixées pour les pièces principales de la maison : cuisine, chambres à coucher mais aussi pour l'écoulement des eaux, les mares, la gadoue, les fosses à fumier, les écuries et les étables, les animaux morts, les cabinets et fosses d'aisance, etc...
 
1905
 
» La loi de séparation des Eglises et de l'Etat est votée, des troubles religieux ont lieux un peu partout dans la région. A Haspres l'inventaire des biens de l'église se déroule dans le calme.
» Pose des 40 premières lampes élecriques dans le village
» Vote pour le budget de 1906 d'une somme de 82,58 francs pour l'installation du téléphone dans la commune.
 

Les premières automobiles

Le XX° siècle c'est également l'apparition des premières automobiles sur les pavés de notre village.

L'apparition de ces automobiles est propice à l'installation de plusieurs garages : Baillon rue du général André (1924), Bulté cycle dans la rue de Saulzoir.

Devant les perturbations que cette nouvelle machine sème, il faut prendre des mesures de limitation de vitesse.

Plaque limitant la vitesse des automobiles
Plaque du chemin de Thiant

Pose de plaques indiquant la vitesse autorisée dans la commune

Sur la proposition de Monsieur le Maire, le conseil décide de poser une plaque aux six entrées principales du village indiquant la vitesse autorisée aux vélocipédistes et automobilistes "soit 10 kilomètres à l'heure"

Arrêté réglementant la vitesse des automobilistes

Sur la proposition de Monsieur le Maire, le conseil municipal décide de prendre un arrêt fixant la vitesse dans la commune, des automobilistes, vélocipèdes et autres véhicules à moteurs mécaniques. Cet arrêté est rédigé le 15 septembre 1905 sous la plume du Maire Ernest Lestoille.

Arrêté portant réglementation de la vitesse des automobiles, motocyclettes et tricycles, autorisée dans la traversée de la commune :
Le maire de la commune d'Haspres,
Vu la loi du 9 avril 1884 art 97
Vu les décrets du 10 mars 1889, et du 10 septembre 1901;
Vu l'arrêté de la cour de cassation du 21 janvier 1905; attendu qu'il appartient à l'autorité municipale de pourvoir à la sûreté et à la commodité du passage dans les rues, places et voies publiques de la commune; que le maire peut déterminer pour sa commune un maximum de vitesse inférieur à la vitesse permise par le décret du 10 mars 1890;

Que par suite du nombre sans cess croissant des automobiles, motocyclettes, bicycles et des excès de vitesse fréquemment constatés, il y a lieu de réglementer leur allure sur les voies publiques de la commune;
Arrêté :

Art 1° : En aucun cas, dans la traversée des agglomérations de la commune d'Haspres, la vitesse des automobiles, motocyclettes et bicycles ne peut excédere Dix kilomètres à l'heure.

Art 2° : La marche des automobiles, motocyclettes et tricycles doit être ramenée à la vitesse d'un homme au pas dans les passages étroits ou encombrés, aux tournants des rues et places, et toutes les fois que le véhicule peut être cause de désordres ou d'accidents.

Art 3° : La circulation des automobiles.........

Art 4° : En cas d'accident, le conducteur devra se rendre à la mairie avant de s'éloigner, y donner connaissance du fait, et laisser son adresse.

Art 5° : La gendarmerie et les gardes champêtres sont chargés de l'éxécution du présent arrêté.


1906
 
» Pose de lampes électriques supplémentaires pour l'éclairage des rues du village
» Installation rue Taquet d'un tissage mécanique par M.BERA
» En séssion de février, le conseil municipal vote l'adresse de félicitations au nouveau président de la République Monsieur Faillières. Cette adresse paraît dans le journal "Le Progrès du Nord"
» Le conseil remercie également Monsieur Charles Laurent pour le tableau en peinture de Mr Faillière, ainsi que le tableau du representant le vieux clocher, offert à la municipalité
 
1907
 
» Construction d'un aqueduc sous la place d'Haspres.
» Construction du pont Segar (pont Boulanger).
» Vote d'un crédit pour le pavage de la rue de la Vierge.
» Une somme de 25 francs est votée à titre de souscription d'un monument à Jules Ferry à Paris.
 
1908
 
» Délibération pour fixer le salaire du Garde Nicolas LOUVION.
» Suite à une conférence sur les écoles de laiterie donnée le 17 novembre 1907 par Monsieur Vallez, professeur d'agriculture à Valenciennes, il a fait un appel au concours de jeunes filles de cultivateur. Celui ci a promis à la commune d'obtenir au printemps 1908 l'ouverture d'une école de laiterie. Une vingtaine de filles d'Haspres ont donné leur adhésion pour suivre les cours d'une institution de ce genre. Or Monsieur Vallez fait savoir qu'en raison d'un trop grand nombre de demande parvenue à la prefecture, il n'y a pas de chance pour que l'installation de l'école soit accordée pour les premiers mois de l'année 1908. La municipalité ne pouvant mettre à disposition un local suffisant la demande est ajournée. Devant l'insistance de Monsieur Vallez, le conseil décide de voter des fonds nécessaire pour payer le loyer du local, les frais de chauffage et d'éclairage. On ignore la suite donné au projet.
» Informations du journal la Lanterne du 4 novembre 1908 : En creusant un puits à Haspres, on a découvert, à 1m 50 de profondeur, une couche d'ossements humains de 60 centimètres d'épaisseur, se dirigeant vers l'ancien cimetière. Des pierres blanches étaient placées en dessous. Ces ossements proviennent sans doute d'inhumations en masse, à la suite d'une épidémie ou d'un fait de guerre remontant au moins à six cents ans. A 20 mètres de là existait encore vers 1840, la tour de Bacchus qui servait à la défense de la ville aux époques anciennes.
 
1909
 
» Attribution à la chambre syndicale des tisseurs d'un subsite de 50 francs pour participer à des congrés professionnels.
» Célébration le 3 octobre 1909 d'une messe de départ de la classe 1908.
» L'année 1909 en détail.
» Projet d'alignement et d'élargissement de la rue Tacquet, avec établissement d'un fil d'eau.
 
1910
 
» Anecdote amusante rappelant l'histoire de ClocheMerle : Le conseil municipal demande à la compagnie des chemins de fer du Nord, le rétablissement de l'urinoir qui existait avant à l'extérieur de la gare.
» Organisation d'un festival de tir à la cible.
» Remplacement du pont de bois, par un pont charretier.
» Charles Delmotte, tambour des sociétés de pompiers et de musique, reçoit de la commune une augmentation de traitement de 25 centimes.
» Demande d'achat de terrain formulée par l'abbé Baert, pour l'abri familial en vue d'y édifier des maisons à bon marché.
» Le salaire de Monsieur Brouta garde champêtre est augmenté de 50 francs, ce qui porte celui ci à 1000 francs.
» Demande de l'abbé Baert de refaire à neuf le toit de l'ancienne sacristie tombé en ruine.
 
1911
 
» Installation de l'éclairage électrique dans les écoles.
 
1912
 
» Construction de la passerelle BERA, reliant la rue Taquet à la rue Chanzy.
» Remplacement des effets des musiciens, la phallange est à présent équipée de dolmans, képis et gibernes.
» Le 24 août 1912 le marché municipal public est rétablit le vendredi de chaque semaine. Le marché a un rôle important dans la vie social et économique, car il permet à la classe ouvrière d'y trouver des produits "bon marché" et par la même occasion d'améliorer l'ordinaire.
» Projet d'alignement du chemin rural dit : petit chemin de Saulzoir (chemin du Bourbonnet ou chemin vert).
» Projet d'alignement de la rue Lazare Carnot (ex chemin neuf et aujourd'hui la rue Emile Zola) et ouverture d'une rue nouvelle en prolongement de la rue Tacquet.
 
1913
 
» Dans le cadre des fournitures de cercueils aux indigents, la municipalité réalise une adjudication dont le cahier des charges est le suivant : les cercueils seront fabriqués en sapin blanc de bonne qualité, les planches des deux extrémités devront avoir 27 millimètres d'épaisseur, le cercueil devra être sans joint et rabotté; il sera peint en jaune et l'encadrement du bois en noir. L'adjudication après examen des offres des soummissionnaires (Aldolphe Meriaux, Georges Dhaussy et Henri Dabencourt, tout trois menuisiers à Haspres) est attribuée le 26/12/1913 à Henri Dabencourt
 

La première guerre mondiale

 
Portail de la Grande Guerre à Haspres
 

Les années folles

Les briqueteries

Notre sol propice à l'extraction de la glaise, de nombreuses briqueteries vont voir le jour. Les ("briqu'teux") sont des hommes robustes car la saison commence en mars et se termine fin octobre.

Déjà au début du siècle, Charles Laurent Canonne (le long du chemin de Cambrai) et Hector Cossart (petit chemin de Saulzoir), industriels dans la production de toiles, batistes et linons obtiennent l'autorisation d'installer chacun une briqueterie. En 1911 les Lestoille, brasseurs de profession, installent à leur tour une briqueterie à l'équelette.

Haspres fut durement touché par les bombardements britannique d'octobre 1918. Après la guerre, la question du logement devient cruciale à Haspres comme dans toute la région. Il faut rebâtir. En 1923, il y a deux nouvelles demandes d'installation de briqueterie à Haspres.

Le 22 août 1923, Jean Baptiste BERA-LEBECQ, demande à la préfecture l'autorisation d'établir une briqueterie flamande sur une propriété située sur la route de Valenciennes à 600 mètres de la voie ferrée de Solesmes à Valenciennes, vis à vis de ce terrain se trouve une maison détruite, dite "maison Gibot".

A la même date, on trouve la demande d'Arthur Halliez, entrepreneur à Valenciennes, pour l'établissement d'une briqueterie flamande sur sa propriété sise au lieu dit "le village" près du chemin de Noyelles.

1919
 
» L'année 1919 dans le détail
» Deux canons sont attribués à la ville d'Haspres comme trophées de guerre. Par ailleurs le conseil municipal exprime à l'unanimité le voeu de reconstituer sans retard la compagnie de sapeurs pompiers, ainsi que la fanfare municipale.
» Note de l'inspecteur primaire, relative au projet de création d'un cercle d'études et de lecture sous la direction de Monsieur Falce, directeur d'école.
 
1920
 
» La turbine hydraulique installée au moulin des moines par Monsieur Duverger fournit la commune en électricité.
» Souscription publique en vue de la construction du monument aux morts
» Le conseil demande au Touring Club de faire procéder à l'installation d'une plaque indiquant "Tournant dangereux", dans la descente du chemin de la gare.
 
1921 - 1922
 
» Installation de l'éclairage électrique à l'église.
» Achat de deux cloches, en remplacement de celles enlevées par les allemands pendant la guerre.
» Demande à Monsieur Hisbergues, horloger de la commune de visiter et examiner dans tous ses détails l'horloge du clocher en vue de la remettre en état de fonctionner.
» Achat du coffre fort déposé en mairie pendant l'occupation ennemie.
» Protestation des boulangers contre la hausse du prix de la farine, qui a ses repercussion sur le prix du pain.
 
1923
 
» Acquisition d'une balayeuse mécanique pour le netoyage des rues au prix de 2840 francs.
» Le 10 juin a lieu l'inauguration du monument aux morts, avec remise de la croix de Guerre à la ville d'Haspres.
 
1924
 
» Mise en application de l'arrêt prefectorale du 8 mai 1924 reglementant la circulation des cycles sur les voies publiques.
» Adjudication pour l'assainissement des rues Voltaire, Paul Bert et Jules Ferry, ainsi que pour la construction d'un abreuvoir.
 
1925
 
» L'école des garçons est construite dans le jardin du presbytère (place de la liberté) par l'entreprise Tonnoir. Le vieux presbytère sert alors de logement de fonction pour le directeur de l'école.
» Pour assurer la sécurité de l'Algérie, La France doit intervenir au Maroc. Le 12 août 1925, le conseil municipal émet le voeu, hors séance, que cessent au plus tôt les hostilités au Maroc. Quelques Haspriens serviront sous le soleil d'Abdel Krim.
» Remise de la médaille d'or de la fédération au musicien Mutte Napoléon, comptant cinquante années de présence à la fanfare municipale.
 

Acquisition de baraquement :

Monsieur le maire, estime du devoir de la municipalité de prevoir des mesures pour parer à la crise du logement qui sevit encore dans toute sa rigeur en la commune, pour parer également à l'expulsion de locataires et conséquement à l'exode des familles laborieuses qui sont victimes de la situation actuelle.

Les mesures, à son avis, ne peuvent trouver de solution dans une demande de baraquements faite pas la commune, et dans leur installation sur un terrain communal, en reservant tous droits aux occupants de s'en rendre propriétaire par la suite s'ils en temoignent le désir.

A ce sujet le terrain longeant le passage dit "les parts" du pont boulanger vers la rue de Saulzoir s'y preterait convenablement, et l'on pourrait régler l'ordre d'installation de ces batiments provisoires comme suit :

En tout premier lieu on installerait dès que l'école maternelle aura repris les locaux, le baraquement lui servait actuellement de classe pour l'affecter aux deux veuves ci après denommées se trouvant sans logement : Veuve Tordoir Flahaut et Veuve Cloutier Meriaux.

Puis suivant l'attribution des baraquements céder à la commune, leur installation s'opérait par ordre (deux à la fois), en commencant du côté de la rue de Saulzoir. La famille Derquenne, actuellement dans un batiment menacant ruine, serait désigné pour l'occupation du premier baraquement installé, puis l'administration municipale attribuerait les autres aux familles sans abri ou menacé d'expulsion.

 

Plusieurs baraquements sont toujours visibles en 2008 dans la ruelle du rempart, au marais, ainsi qu'au chemin de Thiant.

 

La crise et le chomage

1926
 
» Malgré une phase de croissance économique, un climat de crise règne sur la France. La spéculation sur le blé, céreale de première nécessité met en difficulté les familles ouvrières chez qui les salaires ne sont plus en rapport avec le coût de la vie. Plusieurs protestations à ce sujet, figurent dans les registres de délibération.
 
1927
 
» Remise en état de quatorze vitraux de l'église par Jos Desmet Van Caillie pour une somme de 1200 francs.
» Le 17 juin 1927 plus de 500 tisseurs se mettent en grève. Soucieux de venir en aide aux ouvriers en situation nécessiteuse, le conseil municipal décide le vote d'un secours de 10 000 francs a mettre à la disposition du bureau de bienfaisance.
 

Séance extraordinaire du 24 février 1927 au sujet du chomage et de la crise économique :

Monsieur le maire rend compte que cette question étant de grande importance, qu'elle a été l'objet de sa part d'un examen sérieux, et que soucieux de l'intérêt des travailleurs et principalement de ceux dont le salaire quotidien est indispensable à la vie de leur famille, il a apporté toute son attention à la crise économique menaçante et conséquente à la question du chomage.

Il donne ensuite lecture du compte rendu qu'il a adressé à la sous prefecture le 30 décembre 1926, dans lequel il exposait que sa première pré occupation serait en cas de crise économique de réunir le conseil pour employer les victimes du chomage à des travaux communaux pouvant leur être confiés. Puis il émettait le voeu que la situation actuelle était de nature a provoquer de la part de l'assemblée départementale, l'entreprise des travaux de construction de la ligne de chemin de fer d'Haspres à Solesmes et d'Haspres à Denain.

Jean Baptiste Marouzé, maire de la commune d'Haspres


 
» Demande aux propriétaires et détenteurs de pianos automatique de faire fonctionner leurs instruments : 1° les dimanches jusque 23 heures, 2° les jours de fêtes jusqu'à minuit.
» Le 4 mars 1927, en vue de combattre le fléau du chomage, la municipilaté adhère au fond départemental de chomage et vote un crédit de 1000 francs de contribution. Dans les années qui vont suivre le nombre de chomeurs ne va cesser d'augmenter, dépassant même la moyenne national.
» Installation d'une tuerie particulière (abbatoir) dans la rue de Fleury par Messieurs Lesnes - Princelle
» Demande de l'abbé Leclercq, curé d'Haspres concernant la refection de six grands vitraux de l'église.
 
1928
 
» Vote d'un crédit de 200 francs pour être reparti au jour de l'an entre les jeunes gens de la commune servant dans les corps de troupe au Maroc.
» Organisation d'une fête pour l'inauguration des douches, la remise des décorations aux musiciens et des diplômes aux canonniers. » Pose par Monsieur Fontaine Baillon, d'un fort grillage contre les barreaux trop espacés formant le garde corps du pont du tordoir, afin d'éviter de graves accidents dont pourraient être victimes les enfants en bas ages qui ont tendance à se pencher au dessus de la rivière.
» Pose de plaques "Tournant Dangereux" au pont du Tordoir et "attention à la sortie des écoles" posées place de la liberté.
» Vote d'un crédit de 114 francs pour le paiement de 9 médailles d'honneur à remettre aux membres de la fanfare municipale comptant plus de 30 années de société.
 
1929
 
» Monsieur Duverger, concessionnaire de l'électricité du village, fixe le prix du killoxatt à 1 francs 30.
» Projet de construction d'un stand de tir communal.
 

Pose de plaque indicatrices :

Attention aux écoles :
- Sur le pignon de la maison Lamotte - Machut, à l'angle de la rue Clément Godart et de la place de la liberté
- Sur le pignon de la maison Caullet - Demarquilly, rue Jean Jaures.

Tournant Dangereux :
- Maison occupée par Caffiaux - Boucly, sur la grande place du coin tenant à la maison occupée par Gustave Tordoir.
- Maison Crocfer - Dhaussy, située au coin faisant face à la grand place
- Mur de la maison Wallez - Margerin, située dans la rue de Fleury.

Ralentissez :
- Maison Selliez - Joly, rue de Fleury.
- Maison Journet - Leconte, faisant l'angle des rues de Fleury et Victor Hugo.
- Maison Declercq dans la rue de Saulzoir.
- Coin de la grange Vérin (côté de la propriété Mollet) rue d'Avesnes le Sec.
- Pignon de la maison occupée par Flahaut Leon, rue de Villers en Cauchies.

 
1930
 
» Monsieur Duverger, concessionnaire de l'électricité du village, fixe le prix du killoxatt à 1 francs 30.
» Le montage et le démontage des kiosques pour les concerts est concédé à Monsieur Théophile Leduc jusqu'en 1934, moyennant une rétribution de 125 francs.
» Le traitement du garde champêtre François Mercier, nommé le 14 janvier 1930 est fixé à 7500 francs par an.
» Remplacement du pont de bois par un pont pavé à tablier en fer.
» Réfection complète des cadrans de l'horloge du clocher par Lucien Scheers de Valenciennes.
 
1931
 
» Les ventes au déballage publique sur la place donneront nature à perception d'une taxe de cinq francs au profit de l'oeuvre antituberculeuse
» Lancement du projet d'installation de l'eau potable
» Attribution d'une subvention aux grévistes de Roubaix - Tourcoing
» Projet d'electrification du hameau de Fleury
» Monsieur Muffang, Ingénieur d'arrondissement est chargé de l'étude du projet d'installation de l'eau potable dans la commune
» Remise à neuf de la bascule publique par Monsieur Felix Delmotte pour un coût de 1480 francs
» Demande de terrain de sport par la société de Football.
 
1932
 
» Travaux de pavage de la cour de l'église et remplacement du plancher de la mairie.
 

Chômage - Compte rendu du maire :

Monsieur le maire rappelle tout d'abord que les premières déclarations de chômage datent du début novembre 1931 pour atteindre le chiffre de 39 chômeurs complets au 31 décembre 1931.

Durant ces deux derniers mois de l'année, la municipalité a occupé tous les ouvriers sans travail à l'entretien des rues en utilisant les reliquats de crédits budgétaires de l'année 1931, ce qui a provoqué une dépense de 4942 francs.

Le chômage s'accentuant, un programme de travaux ruraux à exécuter exclusivement par les chômeurs a été établi, et sur le montant de ce programme s'élevant à 9510 francs, une subvention départementale de 36% a été accordée à la commune. De ce fait une occupation de 3 - 4 et 5 jours par semaine (selon les situations de fmille) permit l'atténuation de la misère au sein des ménages ouvriers.

Un second programme de travaux sur chemins vicinaux, s'élevant à 30 000 francs fut ensuite établi le 13 février. Ce programme a été approuvé par Monsieur le Prefet le 23 avec subvention de 38% du département, soit 11 400 francs.

D'autre part, il donne ces renseignements sur le nombre de chômeurs complets à ce jour, les journées faites et sommes payées, ainsi que le montant des allocations de chômage versées aux ouvriers admis par la prefecture.

- Nombre de chômeurs ayant constitué un dossier : 78
- Admis par la prefecture : 44
- En instance : 19
- Demande rejetées par la prefecture : 15

Cet exposé fait ressortir combien la commune est éprouvée par la crise actuelle. Mais il convient de reconnaître que le conseil municipal a mis tout en oeuvre pour en atténuer les effets malheureux, aidé en cela par les commissions des chemins et de chômage.

 
1933
 
» Pavage de l'entrée de la nouvelle allée du cimetière et construction de deux fils d'eau par Monsieur Alfred Halliez paveur à Haspres.
» Proposition de la société eau et force d'assurer l'alimentation en eau potable de la commune.
» Proposition de la fédération postale du Nord de supprimer la distribution postale du dimanche.
 
1935
 
» Deux ouvriers ayant repris le travail ont été houspillés par des grévistes.
» Le comité local de grève d'Haspres, vote la reprise du travail aux forges et acierie du Nord Est (src : Le matin 15/02/1935)
 
1936
 
» Vote d'un emprunt de 40.000 francs, remboursable en 29 ans à partir de 1938 au moyen d'une imposition extraordinaire annuelle de 10 centimes 7 centiemes de cts pour : l'éxécution de travaux de voirie, construction d'un abris de stationnement et travaux à l'école maternelle.
 
1938
 
» Suite aux instructions ministérielles, communiquées par le service départemental de l'éducation physique du Nord, la commune est invitée, si elle conserve sa demande de subvention, à fournir un nouveau dossier de construction d'un stand de tir en remplacement de celui présenté en 1929, lequel n'a pu être l'objet d'une décision. Le projet prévoit l'aménagement du stand de tir, le long et à droite du chemin de cambrai. L'aménagement envisagé comprend la construction d'un abri de marqueurs pour tirs à deux cibles. La municipalité prévoit l'exécution de tirs à l'arme de guerre avec utilisation à charge réduite. L'examen du dossier, montre que les ouvrages de protection tels que tunnels de tir, paraballe, etc... ne sont pas prévus. La butte de tir située à l'extrémité du stand de tir n'est pas suffisante pour absorber les balles mal dirigées par un geste maladroit des tireurs. Le stand sera établi sur un terrain de 30 centiares, appartenant à François Taisne, cultivateur, pour une durée de 18 années consécutives.
 
» Signalons à Noël, une période de grand froid à -13°C qui dure depuis plus de huit jours.
 

La seconde guerre mondiale

1939 - 1945
 
» Le 24/10/1939 la cour d'assise du Nord a condamné à 5 ans de réclusion et 20 ans d'interdiction de séjour Léon Flahaut qui le 30 avril dernier étant ivre avait tenté d'incendier l'église d'Haspres (src : Le matin)
» La seconde guerre mondiale
 

L'après guerre

1947
 
» Attribution à la commune d'un secours d'extrême urgence de 75 000 francs alloué par le ministère de l'intérieur, pour la refection des dégats occasionnés à l'école Maternelle par les inondations d'août 1939.
» Travaux d'assainissement au carrefour du chemin de Villers.
» Organisation d'une course cycliste dite Grand Prix de la ville d'Haspres. Course de 70 kms pour 3° et 4° catégories F.S.G.T, ainsi qu'aux débutants.
» A partir du 1° octobre 1947, le tombereau (sorte de charette, destiné à transporter des matériaux en vrac) passera deux fois par semaine dans toutes les rues de la commune pour l'enlèvement des ordures ménagères. Les différents dépôts d'ordures existants dans la commune sont dès à présent supprimés.
» Organisation d'une cérémonie avec remise d'insignes spéciaux réservés aux pères et mères, veufs et veuves des "Morts pour la France.". Cette cérémonie simple dans sa grandeur se déroula devant le monument aux morts en présence des enfants des écoles, des sociétés locales, le conseil municipal et la population, ainsi que Monsieur Bailleul conseil général.
 
1948
 
» La situation économique française est désastreuse, la production ne décolle pas et un sentiment de lassitude gagne la population. Des grèves sur le tas éclatent un peu partout. Le 12 octobre 1948, le conseil municipal vote une subvention de 30.000 francs en faveur des ouvriers mineurs atteints par la grève. Des collectes d'argent à domicile sont également organisées. Le même jour le conseil municipal rédige une protestation au ton acerbe :
 

Le gouvernenment, allant à l'encontre des lois constitutionnelles ne reconnaissant ni le droit sacré de grève, ni la liberté d'expression et de réunion, bafouant la République en prétendant la défendre, fort de l'appui du grand patronat, de la finance internationale et de tous les éléments factieux et réactionnaires du pays, a censuré la radio, la presse libre, qui refusait de se mettre à son service, et a interdit toutes les réunions syndicales ou politiques qui pouvaient lui déplaire.

Il est allé plus loin, il s'est permis avc l'appui du prefet et de la police, d'interdire à Lallaing une réunion du conseil municipal. De telles mesures sont intolérables.

Elles constituent une violation sans précédent des lois républicaines, et nous rappellent les méthodes employées il n'y a pas très longtemps dans certains pays dont nous avons apprécié la civilisation.

 
1952
 
» Un arrêté municipal interdit dans la traversée de l'agglomération le jet sur les berges ou dans la rivière la Selle, d'ordures, immondices, volailles ou autres animaux morts.
» Installation du réseau d'eau potable sur les communes de Douchy, Noyelles et Haspres. Celui ci est alimenté par le réseau de la société eau et force auquel il est rattaché à Thiant.
» Installation à la mairie d'un bureau de la caisse d'épargne. Le conseil d'administration de cette succursale de Valenciennes est composée de Messieur Forget, maire et Président; Gruset, chef comptable; Taisne, cultivateur et Desplanques, secrétaire de mairie.
 
1953
 
» Le journal de l'année 1953
 
1971
 
» Enregistrement du premier disque de la fanfare d'Haspres
 
1973
 
» Construction de nouveaux locaux à la mairie à la place de l'enclos.
 
1974
 
» La ville d'Haspres rend hommage à Stephan KOVACS, entraineur de l'équipe de France de football, arrété par les Allemands en 1940.
 
1975
 
» Inauguration des nouveaux locaux de la mairie.
 
1976
 
» Décès du maire Henri FORGET
 
1983
 
» Construction de la passerelle du marais
 
1989
 
» Fermeture des usines BERA à Haspres (délocalisées à Noyelles/Selle)
» Création du syndicat de la selle.
» Ouverture de l'usine COBELAK, spécialisée dans la fabrication de batteries pour l'automobile. Création de 80 emplois.

1990
 
» Début des travaux de la nouvelle poste, ils s'achevent en 1992
 
1996
 
» Démolition de l'ancienne poste attenante à la mairie, ceci afin de permettre les travaux de ravallement de la mairie.
 
2000
 
» Fermeture de l'usine COBELAK.
 
Haspres - Genealegrand
© 2016 - Olivier LEGRAND