Entre les Empires
 
Premier Empire XIX Siècle Second Empire
 

L' Empire n'est plus, Napoléon est exilé à des milliers de kilomètres de la France. Les royalistes vont pouvoir prendre leur revanche sur les Bonapartistes et les Républicains (terreur blanche). Ils n'ont qu'un objectif en tête : supprimer les acquis de la révolution et rendre le pouvoir au clergé et à la noblesse. Pendant cette période, Haspres retrouve la paix.

La découverte du charbon à Denain en 1826 va profondément changer la vie et l'aspect de notre région.

Au sommaire :

» Une page se tourne
» Pendant ce temps là à Haspres
» Un monde ou tout s'accélère

Une page se tourne

Napoléon décède sur l'ile de Saint Hélène le 5 mai 1821, la page du Premier Empire est définitivement tournée.

Terril de Denain, vue de la croix Louis
Vue des terrils (Haut d'Haspres)

En 1827, le roi Charles X est en visite dans la région. Parti de Paris le 3 septembre, son carrosse arrive à Cambrai et traverse Bouchain le 5 septembre. Malgré son impopularité il est chaleureusement accueillit et acclamé par la population.

Pour l'occasion toutes les maisons de la ville arborent à leurs fenêtres le drapeau blanc à fleur de Lys. Toutes les communes du canton sont présentes à la fête, peut être par intérêt ! En effet pour l'occasion une somme d'argent devait être allouée proportionnellement aux nombres d'habitants de chaque commune. Celle ci devant ensuite être employée à l'acquisition de prix à décerner aux plus adroits parmi les arbaletriers, les archers, les joueurs de billons, etc....

Trois années plus tard, avec la révolution de 1830, Charles X doit s'enfuir en Angleterre.

Pendant ce temps là à Haspres

Après les importants travaux de construction des grandes routes royales, le XIX° siècle est l'époque de la mise en place du réseau secondaire. Peu à peu des travaux de voirie sont effectués à l'intérieur et aux abords de la commune. L'esprit de loi du 28 juillet 1824 a pour objectif de désenclaver les campagnes en permettant le transport des produits agricoles vers les villes et inversement permettre aux produits manufacturés d'entrer dans les campagnes.

1822
 
> Le prolongement du pavé de la rue de Fleury est adopté.
 
1828
 
> Pavage de 80 mètres du chemin qui rejoint la grande route de Valenciennes à Cambrai, pour un montant de 2440 francs.
 
> Le 29 juillet, un violent orage détruit trois maisons à Haspres.
 
> Réparation du mur de soutennement de l'abreuvoir public en aval du moulin, dont le parement intérieur s'est en partie écroulé l'hiver 1827. Celui ci présente un risque d'innondation d'un quartier en cas de crue de la Selle. Les travaux sont réalisés sous la conduite de Monsieur Vallez, architecte à Valenciennes, dont le montant du devis s'élève à 700 francs.
 

La monarchie de juillet (1830 - 1848)

 
1830
 
Travaux : Suite au mauvais état dans lequel se trouve :
- Le pavé de la rue de Cambrai depuis l'adroit de la rue de la fontaine, jusqu'à y compris le pont du moulin.
- Le pavé de l'extrémité de la rue de la Sainte Fontaine depuis la maison de Madame veuve Lagrue.
- Les murs de la fontaine entièrement détruit.
- La toiture de la caserne à laquelle, il manque une partie des pannes cassées et emportées par le mauvais temps
La municipalité somme l'architecte Valenciennois Henry Vallez de dresser le devis nécessaire au travaux et engage le Sieur Lionne à leur réalisation.
 
1833
 
> Le 17 juin 1833, Monseigneur Louis Belmas, évêque de Cambrai vient donner le sacrement de confirmation dans l'église d'Haspres.
 
1835
 
Projet de travaux
 
> Depuis plusieurs années, la commune projette de rétablir la chaussée qui traverse la place et celle de la rue de Fleury, depuis la maison de la veuve Bailleul jusqu'à celle de la veuve Dhaussy. Le mauvais état du pavé ne permet pas de reporter ces travaux, attendu que les voitures s'y brisent.
 
> L'abreuvoir situé en aval du pont du moulin à farine, est tellement délabré, que les chevaux et les hommes qui les y conduisent sont exposés a de grands dangers, il en est de même du puisoir situé au pont du tordoir.
 
> Pour faciliter l'écoulement des eaux qui séjournent environ 3/4 l'année le long du pavé de la rue de Fleury du côté de la chapelle, un aqueduc, serait nécessaire pour conduire les eaux dans le fossé de la grande chasse, de là à la rivière. Non seulement le séjour de l'eau au point ci dessus indiqué est nuisible au pavé, mais encore aux habitants du voisinage, attendu que parfois les eaux de puits en sont infectées, ce qui nuit à la salubrité publique.
 
1836
 
> Notre village est encore enclavé, ce qui ne facilite pas les échanges commerciaux. Il est difficile de rejoindre l'axe Cambrai - Valenciennes par le petit chemin boueux qui arrive à la croix Sainte Marie. En 1838, le demande ne peut être appuyée, car le chemin en question ne répond pas aux conditions de la grande vicinalité. Le conseil municipal espère que le classement de la route du Quesnoy à Bouchain changera cet état de chose. En 1839, les choses évoluent, le conseil municipal décide de paver ce chemin. Les travaux s'achèveront en 1849 et donneront lieu au chemin de grande communication n°45 reliant Denain à Saint Vaast.
 
> C.Raoult, H.Morelle, X.Morelle et PF.Morelle créent à Haspres une société en nom collectif Morelle Frère et Raoult, pour l'établissement et l'exploitation d'une fabrique de sucre indigène.
 
1839
 
> A Haspres, le conseil municipal adresse une lettre au prefet lui demandant la prompte réparation de la toiture du presbytère, sur la base d'un devis établit en 1837 par Monsieur Vallez architecte, dont la somme s'élève à 450 francs.
 

Un monde ou tout s'accélère

La modernisation et le progrès de l'industrie va marquer l'année 1840. Les transports sont la cheville ouvrière des usines, la ligne de chemin de fer du Nord est construite en 1845. Toutefois en 1846, les usines sont en surproduction. Suite à de mauvaises récoltes le prix du pain va augmenter. La colère monte !

 
1841
 
> Novembre : un incendie occasionne de gros dégâts dans la grange de Charles Raoult.
 
1842
 
> Jean Baptiste Valengrin garde champêtre de la commune est remplacé par le Sieur Charles François Cacheux, agé de 43 ans, ex militaire domicilié à Haspres, ayant déjà depuis deux ans rempli les fonctions de garde temporaire avec zèle et probité. Il recevra pour salaire la somme de 300 francs.
   
1843
 
> Le 2 juin 1843, Monseigneur Pierre Giraud, archevêque de Cambrai et successeur de feu Monseigneur Belmas a visité l'église d'Haspres. Il fut accueilli sur la route de Monchaux par une garde d'honneur à cheval, dont Charles Lestoilles, capitaine de la garde nationale. A l'entrée de la commune, l'attendait la compagnie de canonniers, accompagnée des archers et des arbalétriers. Puis une foule importante lui rendit les honneurs dues à sa dignité. Puis le curé Bury, vint lui présenter l'hommage et les voeux de la paroisse. Une visite de l'église eut ensuite lieu. Monseigneur Belmas, logea au presbytère pour l'occasion. Le lendemain Monseigneur Belmas célébra une sainte messe assisté de messieurs son archidiacre Philippe vicaire général et Mr Debord chanoine titulaire. La messe terminée, Monseigneur est remontée en voiture et fut escorté par la même garde d'honneur en passant par Noyelle sur Selle jusqu'à Douchy.
 
> Le 18 juin 1843, transcription d'un réglement pour la sonnerie des cloches arrêté entre Monseigneur Pierre Giraud, archevêque de Cambrai et Monsieur Saint Aignau, préfet du département du Nord. Nous relevons entre autre dans ce réglement les extraits suivants : Pendant les orages, on s'abstiendra de sonner les cloches à la voler; ainsi que l'article 6 signifiant que le curé devra également permettre la sonnerie sagement prescrite par l'autorité civile pour annoncer le dimanche soir et aux jours de fêtes, l'heure de la retraite et de clotûre des cabarets.
 
> Juin 1843, de fortes pluies s'abattent sur la région causant ici et là des inondations subite. La foudre frappe le clocher d'Haspres, ne causant fort heureusement que quelques dommages de la toiture.
 
1844
 
> L'annuaire statistique du departement du Nord signale pour l'année 1844 la délivrance d'une récompense de 1025 francs par le préfet à cinquante sept personnes qui se sont signalés par de belles actions. Parmi elles :
- Le Sieur JB MERCIER, mulquinier à Haspres pour avoir sauvé un jeune enfant qui se noyait dans la rivière la Selle.
- A la nommée Thérèse Sarrasin, fileuse, demeurant à Haspres, pour avoir sauvé une femme qui était tombé dans la dite rivière.
 
1845
 
> Bénédiction par le curé Joseph Bury, des croix et tableaux placés dans l'église.
 
1846
 
> Installation de Messieurs Pierre Joseph BOUCLY et Jacques Louis DECORNET au conseil municipal élus par assemblée électorale de cette commune les 13 et 14 septembre. Prestation de serment "Je jure fidélité au Roi des Français, obeïssance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume".
 
1847
 
> Le 30 septembre, l'éboulement dans une carrière de pierre d'Haspres, cause la mort d'un ouvrier (SRC : écho de la frontière).
 
1849
 
> 20 janvier, pose de la première pierre du choeur de l'église, érigé grâce à la générosité des Haspriens. La bénédiction a lieu le 20 décembre par le Doyen de Bouchain.
> Une épidémie de choléra fait rage dans la région. Haspres fait partie des communes sévèrement touchée.
 
1850
 
> Requête du conseil de la fabrique par Messieurs les vicaires capitulaires de l'église métropolitaine de Cambrai à effet de donner son avis pour l'etablissement d'un vicariat à Haspres.
> Octobre, érection d'un vicariat à Haspres. Il y avait autrefois une maison de style espagnol qui portait le nom de Maison du vicaire et qui a été transformée plus tard en estaminet.
 
1851
 
> 20/12/1851, Mr Proncier Philippe, ordonné prêtre le 19 du même mois a été nommé vicaire d'Haspres par Monseigneur l'archevêque et a été installé en cette qualité le 21 decembre jusqu'au 21 décembre 1858.
 

Des émeutes ont lieu partout en France, et en 1848 la révolution renverse la monarchie et proclame la république.

Le coup d'état du 2 décembre 1851 conduit à la proclamation du second Empire, Napoléon III prend le pouvoir.

 
Haspres - Genealegrand
© 2016 - Olivier LEGRAND