Decanatus Haspra
 
Fiefs & Reliefs Collation St Vaast
 

Les premières circonscriptions ecclésiastiques ont suivies les anciennes divisions du pays établies par l'administration romaine. Le décanat d'Haspres situé à la limite du Hainaut et du Cambrésis appartenait autrefois à l'archidiaconé de Valenciennes (Valenciennes, Haspres et Avesnes) et était chef lieu d'un décanat.

La formation des diocéses

Une origine romaine :

Le mot diocèse (diocesis en latin) apparait au IV° siècle sous le règne du réformateur et empereur romain Dioclétien. A cette époque il ne désigne pas un térritoire apostolique de l'espace chrétien mais une subdivision administrative. Dioclétien multiplie le nombre de provinces et uniformise leur statut. Il nomme les gouverneurs des provinces et crée une entité supérieure à la province : le diocèse. Celui ci est dirigé par un vice préfet du prétoire aussi appelé vicaire. A la fin du règne de Dioclétien, l'empire compte douze diocèses (citons en exemple Diocésis Britanniarum, Diocésis Galliarum, etc.. dont certains historiens considèrent que les diocèses annoncent les futures nationalités).

 
 
Carte de l'ancien diocèse de Cambrai (1559 - 1790), dréssée pour l'intelligence du Cameracum Christianum par F.Robaut, d'après Villaret.
 
 

L'administration Carolingienne s'appuie également sur le découpage du territoire en "pagus" qu'on appelle aussi comté. A la tête du pagus, le comte rend la justice sur son territoire, lève l'impôt, mobilie les troupes pour la guerre. Pour accomplir sa mission, il s'appuie sur le pouvoir local assuré par les échevins.

Une organisation hierarchisée :

Le diocèse a à sa tête un évêque. Il réside au chef lieu du diocèse et son église est qualifiée de cathédrale. D'après Alain Lottin, en 1559, Philippe II a obtenu que les grands diocèses des Pays Bas soient fractionnés et remodelés. Les territoires de l'actuel Nord - Pas de Calais, dépendaient donc des évêchés de Cambrai, Tournai, Arras, Saint Omer ou Ypres. Le Boulonnais, qui lui est français, dépend du diocèse de Boulogne, officiellement crée en 1567.

De manière générale, le diocèse est divisé en archidiaconés (calqué sur les pagi), eux mêmes fractionnés en doyennés ou décanats regroupant un certain nombre de paroisse, celle ci formant la cellule de base. Du fait de son étendue importante le pagus hainoensis est fractionné en deux pagi plus petits : le pagus hainoensis et le le pagus fanomartensis. Il y a donc en Hainaut deux archidiaconés, celui de Hainaut subdivisé en décanat de Mons, décanat de Bavai, décanat de Binche, décanat de Maubeuge; et l'archidiaconé de Valenciennes subdivisé en décanat de Valenciennes, décanat d'Haspres et décanat d'Avesnes.

Le décanat d'Haspres est important et tire des revenus provenant des biens qu'il possède.

La série G (clergé séculier) propose sur l'administration du diocèse de Cambrai (compte de décimes au XIV° siècle) plusieurs côtes : 3G2820, 3G2821, 3G2822

Les paroisses du Vicaria Hasprensis

Premier arrondissement : Haspres

Première section :

Haspres

Blason d'Haspres

Monchaux

Blason Monchaux sur Ecaillon

Le village de Monchaux sur Ecaillon est situé à une dizaine de kilomètre au SO de Valenciennes. La collation appartenait à la prévôté d'Haspres (Saint Vaast d'Arras) et à la seigneurie Desmaizières. L'abbaye de Saint Aubert acquiert ensuite la collation.

1587, nomination de Pierre Delesaulx, comme curé.

1626, sentence contre l'abbaye de Fontenelle au sujet d'une emprise de terre sur la propriété de la prévôté.

1722, Attestation par Guillaume Despinoy, mayeur de Monchaux et fermier de la dîme de ce lieu, que cette dîme appartient à un tiers à la prévôté d'Haspres et qu'il paye annuellement au curé 56 mencaudées de blé, 40 mencaudées d'avoines et 24 florins d'argent pour son gros. Cette même année, procès entre la prévôté et le curé Lenglet qui demande une nouvelle maison de cure.

1737, réparation du chœur de l'église.

1743, réparation de la maison pastorale (demandé en 1723).

1757, nomination de Charles Berrioux, pour remplacer François Mallet, démissionnaire.

1759, consultation concernant la dîme de haute futaie à percevoir dans le bois de Monchaux. Les avocats sont d'avis que la prévôté est fondée à la percevoir.

1769, procès entre les gens de loi de Monchaux à la prévôté et à l'abbaye de Saint Amand pour les obliger a entretenir les ornements et à fournir pain, vin et luminaire que la fabrique ne peut fournir

1779, le curé et les habitants demandent un secours pour reconstruire leur église. Refus de l'abbaye qui déclare n'être tenue qu'à la réfection du chœur.

Thiant

Blason de Thiant

Douchy

Blason de Douchy les mines

Haulchin

Blason d'Haulchin

Situé à 8 kilomètres S.O de Valenciennes, sur l'Escaut, Haulchin appartenanait jadis au décanat d'Haspres, collateur l'abbé de Saint Vaast.

La prévôté posséde quelques baux et biens à Haulchin. La dîme se partage ainsi 1/3 à la prévôté d'Haspres, 2/3à l'abbesse de Denain.

1585, Présentation de Nicolas Flament, comme nouveau curé.

1595, Accord entre le prévôt et le curé d'Haulchin, Nicolas Flament, pour le gros. Pour cette fois le prévôt devra payer au curé 16 mencaudées de blé et 74 livres tournois au lieu de 48 mencaudées de blé, 16 mencaudées de blé, 100 gerbes et 100 bottes de paille.

1725, Lettre de Madame d'Assignies de Bailleul, nièce de l'abbesse de Denain, demandant à l'abbé de Saint Vaast qu'il autorise la permutation de Joseph Daynez, curé d'Haulchin, avec celeui de Roucourt, François Messelberrier.

1753, Nomination de Nicolas Boissart comme curé, pour remplacer Charles Brabant démissionnaire.

1759, Nommination de Pierre Huvelle, pour remplacer Jean Nicolas Boisart démissionnaire.

Deuxième section :

Blason de Villers en CauchieBlason de Lieu Saint AmandBlason de Neuville sur Escaut

Villers en Cauchies; Lieu Saint Amand, collateur l'abbé de Saint Amand; Noyelles sur Selle, collateur l'abbé de Saint Pierre de Gand; Neuville sur l'Escaut, collateur l'abbé d'Anchin.

Noyelles sur Selle

Blason Noyelles sur Selle

Annuaire Statistique du département du Nord de 1832 : Le village de Noyelles sur Selle est situé à une lieue de Bouchain et deux lieux et demie de Valenciennes, et cinq de Douai.

Les religieux de l'abbaye de Saint Amand reçurent de Charles-le-Chauve, à titre de don, suivant un diplôme du 23 mars 847, deux moulins à blé situés à Noyelles; la propriété de ces biens leur fut confirmée par Charles-le-Simple. Il n'y avait anciennement point d'église paroissiale à Noyelles; il y existait simplement une succursale de l'église de Douchy. Eudes, évêque de Cambrai, la donna en propriété, ainsi que le village de Douchy, à l'abbaye de Saint Pierre, de Gand, qui jusqu'alors ne l'avait tenue qu'en personnat, et cette donation fut confirmée par des bulles d'Eugène III, en 1145, et d'Urbain III, en 1187. La terre de Noyelles fut possédée par la maison de Montignies, et passa dans celle de Carondelet par le mariage de Paul, seigneur de Maulde, avec Agnès de Montignies, fille de Georges et de Charlotte de Noyelles. Antoine de Carondelet, héritier de la baronnie de Noyelles, en 1631, fut arrêté comme auteur de la mort du gouverneur de Bouchain, son frère, et enfermé successivement à Cambrai, au château de Vilworde et à celui d'Anvers, jusqu'en 1646; il obtint, en 1665, des lettres de justification de la cour d'Espagne, datées de Madrid le 15 décembre, sous le règne de Charles et de Marianne. Noyelles avait avant la révolution, une belle église, bâtie en 1550 par les soins des demoiselles de Montignies. Cet édifice fut démoli pendant les troubles politique de la fin du dernier siècle; il n'en restait que la tour du clocher qui s'est écroulée presqu'entièrement en 1823. Le château de Noyelles, longtemps habité par la famille Carondelet, a été démoli en 1822.

Noyelles sur Selle

1494, vente que Messieurs de Saint Pierre de Gand firent de la seigneurie de Douchy et du droit de dîme, qu'ils avaient tant sur Douchy que sur Noyelles, en qualité de patrons de ces deux paroisses.

1684, partage et contrat de vente qui appartiennent à la veuve de l'ancien clerc d'Haspres. Ce contrat est la vente faite de la rasière de terre. Elle y est déclarée au terroir de Noyelles, mais c'est une erreur qui a été reconnu peu après. En 1687, l'acquéreur a payé le droit de quint denier à la prévôté d'Haspres comme il figurait par la quittance de Monsieur Desfontaines alors prévôt.

1688, procès entre le curé de Douchy et les administrateurs de cette seigneurie, qui refusaient au curé la portion congrue qu'il leur demandait. Ils furent condamnés au parlement de Tournai.

1720, procès que la prévôté a soutenu contre Monsieur De Baillon, seigneur de Douchy, qui prétendait obliger la prévôté à fournir la portion congrue au curé de Noyelles, à cause de la dîme qu'elle a sur ce terroir.

1772, plusieurs lettres de Madame la baronne de Noyelles et quelques réponses de Monsieur Lequint au sujet d'une rasière de terre située à l'extrémité du terroir.

1779, rapport fait contre Jacques Taisne, tourneur de la dîme d'Haspres, pour avoir fait glaner les pauvres d'Haspres sur une pièce de 4 mencaudées, que Monsieur le Baron de Noyelles prétendait être de son terroir. Une lettre de Monsieur Desvignes, expose la manière dont on doit se comporter à cet égard.

Avesnes le Sec, collateur l'abbé de Saint Aubert

Blason d'Avesnes le Sec

1551, échange que fit la prévôté d'Haspres d'une branche de dime qu'elle avait à Iwuy contre une partie de celle d'Avesnes le Sec.

1622, arrentement perpétuel d'une mencaudée et demie de terre, située sur le terroir d'Avesnes le Sec, fait par Dom François Boucault prévôt d'Haspres, élu abbé de St Sépulcre, en faveur de Pierre Bédiart.

1731, déclaration de la portion de dime, que la prévôté a cédée sur Iwuy et de celle qui lui a été rendue sur Avesnes le Sec.

1730, avis d'avocat concernant la difficulté entre la prévôté et Messieurs de Saint Aubert, tant pour la mesure des blés qu'ils nous doivent, que pour deux mencaudées de terre situées à l'extrémité du terroir d'Haspres vers Villers en Cauchie, sur lesquelles ils lévent la dime et qu'ils prétendent être du terroir d'Avesnes le Sec.

1730, résolution du conseil de Saint Vaast, touchant à la difficulté qu'avoit la prévôté avec Marie Legrand d'Avesnes le Sec, pour les droits seigneuriaux de deux mesures de terres.

Deuxième arrondissement : Haussy

Première section :

Haussy; Ruesne; Bermerain; Capelle;

Beaudignies

Blason de Beaudignies

Situé sur l'Ecaillon et la route départementale n°23 à 4 kilomètres O du Quesnoy. En 1186, Baudignies formait une paroisse du décanat d'Haspres.

1544, sentence par défaut obtenue par la prévôté à la cour souveraine de Mons, contre le seigneur de Beaudignies qui refusait de payer la dîme de bois dont la prévôté était en posséssion.

1594, bail d'un petit terrage dans Beaudignies, au profit de Mr de Gongnies qui étoit gouverneur de Bruxelles et du Quesnoy.

1699, procès intenté par l'abbé commendataire de Femy, contre les différents décimateurs de Beaudignies, pour les obliger de concourrir à fournir une portion congrue de 900 florins adjugée au curé dudit Beaudignies.

Escarmaing.

Saint Martin les Bermeraing collateur abbaye d'Anchin

La prévôté d'Haspres possède quelques baux au village de Saint Martin.

En 1694, un procès oppose la prévôté d'Haspres et l'abbaye d'Anchin au sujet du curé de Saint Martin.

En 1726, le Sieur Legrand prieur d'Anchin s'oppose a quelconque emprise que l'on voudrait faire sur la dîme de Saint Martin.

Deuxième section :
Saulzoir; Vendegies; Sommain sur Ecaillon;

Montrécourt

Blason de Montrécourt

La prévôté d'Haspres possède plusieurs baux de terre et droit de dîme à Montrécourt.

1435, reconnaissance par Jean Gouvion, mari de Philippine Roisin que son manoir est chargée de 2 chapons de rente envers Haspres.

1552, récépissé par Pierre de Saint Vaast, bailli de la seigneurie de Montrécourt, d'un aveu et dénombrement servi par Dom Paris Taffu, prévôt d'Haspres et prieur d'Evin et de Pas en Artois, à Pierre de Heranghuières, seigneur de Montrécourt, d'un fief à simple hommage de 18 mencaudées de terre.

1568, nomination du curé : Louis Grebert.

1628, procès que la prévôté a soutenu par devant l'official d'Arras, commissaire nommé à cet effet par le Saint Siège contre Monseigneur l'archevêque de Cambrai, au sujet d'un muid de blé de rente que ses prédécesseurs avaient payé à la prévôté, et qu'il refusèrent de payer. Suite à ce procès aucune sentence ni accommodement n'ont été trouvé semble t'il. Toutefois la rente n'a plus été payée. La prévôté qui auparavant donnait à l'archevêque un homme vivant et mourant, a cessé d'en nommer.

1662, sommation faite par les décimateurs de Montrécourt au dîmeur d'Haussy de ne pas lever la dîme sur le terroir de Montrécourt.

1665, procès que Monseigneur l'archevêque de Cambrai et la prévôté soutinrent contre l'abbaye de Saint Amand et le chapitre de Condé, au sujet de la dîme sur différentes pièces de terres situées au terroir de Montrécourt. Monseigneur et la prévôté furent condamné par sentence du Quesnoy.

1692, convention entre les décimateurs de Montrécourt et les mayeurs et échevins pour le rétablissement de la maison du curé.

1695, nomination du curé Philippe Gilleron, pour succéder à Thomas Lemiez démissionnaire.

1701, accord entre l'archevêque de Cambrai, le prévôt d'Haspres et le curé de Montrécourt, par lequel on accorde à ce dernier 60 florins de supplément.

1705, permission par le prévôt d'Haspres Decuinghen de bâtir une grange sur le terrain du presbytère.

1725, avis de l'avocat de Bouchain, que les collateurs et décimateurs ne sont pas obligés de faire jouir les curés des fondateurs. C'est aux curés eux-mêmes de rechercher les terres chargées d'obits. Cette réponse est faite à l'abbé de Saint Vaast, poursuivi par le curé pour rechercher l'emplacement de 16 mencaudées de terre léguées à la cure par le curé Pierre Dupont.

1736, réparation du chœur et de la maison pastorale.

1736, contrat de mariage entre Jacques Joseph Lemaire de Saulzoir et Marie Françoise Leduc de Montrécourt, dans lequel la ditte Leduc se déclare propriétaire d'un jardin amasé, situé audit Montrécourt, contenant environ six pintes, provenant d'un arrentement de la prévôté d'Haspres pour lequel elle paye annuellement au curé dudit lieu une rente de quarante patars à la décharge de la prévôté.

1741, procès que la prévôté a soutenu contre Monsieur Oblin, curé de Montrécourt qui avait obtenu main mise contre la prévôté, suite au paiement différé de son supplément.

1780, lettre de Monsieur Depradeaux agent de Monseigneur de Fleury archevêque de Cambrai, touchant à la réparation de la grange du curé de Montrécourt.

Werchin ou Verchain collateur l'abbé de Saint Vaast d'Arras.

Blason de Verchain

L'examen de l'inventaire des fardes de la prévôté nous fournit des informations sur les liens entre la prévôté et le village de Verchain Maulgré.

La cense Saint Achaire à Verchain
 
 
La cense Saint Achaire à Verchain Maugré
 
 

Une note pour l'abbé de Saint Vaast de 1594 stipule : avant de donner ses lettres de collation au curé de Verchain, il faut traiter avec lui pour le parfait du bail des dîmes au plus grand bénéfice de la prévôté, soit en augmentant son rendage, soit en introduisant de nouvelles clauses pour éviter les difficultés ordinaires que font naitre les curés vis à vis de leurs collateurs.

1607, accord présenté à l'abbé de Saint Vaast par le curé de Verchain pour obtenir un bail de la dîme et l'apostille du prévôt d'Haspres.

1627, accord sur la dîme des préaux fait entre le prévôt Dupire et le curé de Verchain.

1688, accord entre la prévôté d'Haspres et l'abbaye de Fontenelle pour l'augmentation de la portion congrue du curé de Verchain.

1694, procès que la prévôté et l'abbaye de Fontenelles eurent conjointement contre la loi de Verchain qui avait refusée le tourneur de la dîme présenté.

Droit de disme que la prévôté d'Haspres possède au village de Verchain en 1713 : la prévôté a au village de Verchain, une ferme et environ 300 mencaudées, tant en terre que prairie. La ferme fut divisée en deux partie, la première partie en 1651 à Andrieu Pottier, puis à Jean Macarez (1716-1723), la seconde cédée à Nicolas Fournier son beau frère (1651), puis à Mahieu Blary (1716-1723). La totalité est baillée en 1740 à Marie Brigitte Lespinoy, veuve de Jean Macarez.

La cense de Verchin semble peser dans les comptes de la prévôté. Ainsi en 1713, le prieur et la communauté de Saint Vaast abandonnent les dîmes de Verchain, qui sont plus onéreuses que profitable à la prévôté. Cette même année, un procés oppose la prévôté d'Haspres et le curé de Verchain et les dames de Fontenelle. Le prévôt ayant abandonné au curé de Verchain la portion de dîme, celui-ci l'a présentée aux dames de Fontenelles co-décimatrices. Elles prétendent que l'abandon n'est point en forme et obligent le curé a formuler une nouvelle demande. Nous ignorons le verdict de ce procés.

1739, accord par arbritrage fait entre le prévôt De Carondelet et Cauchon, curé de Verchain pour la dîme de la ferme de Saint Achaire.

1754, transaction entre Raulin, prévôt d'Haspres et Cauchon, curé de Verchain au sujet du choeur et de la maison du cure. Le prévôt déclare qu'après l'abdication qu'il a faite des dîmes depuis 1713, il n'est plus tenu aux réparations et surtout depuis l'acte de renonciation de Saint Vaast (avril 1751) à la collation de la cure. Finallement l'abbaye consent le payement de 400 livres à titre de transaction définitive.

1758, Autorisation donnée par l'abbé au prévôt d'Haspres de nommer son confrère Odon Bouzer comme vivant et mourant auprès du prince de Soubise, seigneur de Verchain.

1782, Le sieur Prouveur succède au sieur Cauchon. Il se chargerade reconstruire entièrement la maison pastorale dans le lieu de l'ancien presbytère.

Troisième arrondissement : Solesmes

Première section :
Solesmes et Ovillers; Saint Python; Romerie; Vertigneuil; Vertaing.

Deuxième section :

Vendegies au bois
Beaurain

Neuville, paroisse située à 7 kilomètres SO du Quesnoy. Jusqu'en 1790, cette paroisse ne cesse d'appartenir au décanat d'Haspres. L'abbé de Maroilles était le collateur de la cure.

Saleches
Pois

Louvignies - Quesnoy

Blason de Louvignies

Situé au sud du Quesnoy sur la route impériale n°45 de Marle à Valenciennes. Louvignies formait en 1186 une paroisse du décanat d'Haspres.

1639, Requête présentée à la cour de Mons par M.Duchateau, curé de Louvignies pour avoir son gros de cure.

1686, Transaction faite entre la prévôté et le curé dudit Louvignies par laquelle le curé cède à la prévôté, la jouïssance de tous ses biens de cure, moyennant une pension annuelle de 150 écus.

1699, requête pour faire passer au rabais les réparations à faire provisoirement au presbytère.

1727, Procés que la prévôté a perdu contre le Sieur De Rombies, lieutenant de la maitrise des eaux et forêts au Quesnoy, au sujet de la menue dîme que la prévôté prétendait lever à la cense Delmotte appartenante au dit Sieur De Rombies à Louvignies.

1739, Accord entre la prévôté et le curé de Louvignies par lequel on lui accorde 100 florins d'augmentation de portion congrue, à condition que par la suite s'il demande un vicaire, il sera à ses frais.

1744, Promesse de bail de la dîme de Louvignies, en faveur de M?Franquelin, curé de ce lieu.

1776, difficultés entre la prévôté et le Sieur Cuvilier, curé de Louvignies (au sujet d'une prétendue promesse verbale du Sieur Lequint), qui prétendait jouir comme locataire de la portion de dîme de Louvignies appartenant à la prévôté.

Rancour : n'est pas réellement une dépendance de Louvignies. Le curé de Louvignies n'y administre les sacrements qu'en vertu d'une convention particulière.

Ghissignies

Blason de Ghissignies

Le village de Ghissegnies sur l'Ecaillon (cantons du Quesnoy, arrondissement d'Avesnes sur Helpe) possède les mêmes armoiries que celles de la ville d'Haspres. Le village de Ghissignies apparaît en 1098 dans un cartulaire de l'abbaye de St Vaast D'arras. Jusqu'à la révolution, deux abbayes se partagent le térritoire. L'abbaye d'Anchin près de Douai possède la ferme d'En Haut et l'abbaye de Saint Vaast la ferme d'En Bas, dite aussi "ferme de Saint Achaire". La gestion et l'administration des biens de cette abbaye se font par l'intermédiaire du prieuré de Haspres. Depuis le XIV° Siècle au moins, le village de Ghissignies est annexé à la paroisse de Louvignies, décanat d'Haspres.

1145, accord fait avec Monseigneur d'Anchin pour la dîme de la ferme Sainte Marie, par l'entremise de Monseigneur l'Archevêque de Cambrai. En vertu de cet accord, ils doivent payer douze cens annuellement au curé de Ghissignies.

1207, accord fait avec l'abbaye d'Anchin relatif au four banal de Ghissignies.

1276, vente de l'avouerie de Ghissignies par Jean d'Avesnes au profit de la prévôté d'Haspres.

1569, vente en arrentemet et déshéritation du moulin de Ghissignies par Roger de Montmorency, abbé de Saint Vaast au profit de Jean Lallier, fermier de Saint Achaire à Ghissignies.

1573, Bulle du pape qui autorise et approuve l'arrentement du moulin de Ghissignies.

1624, vente en arrentement faite par recours, par les héritiers de Jean Lallier, dudit moulin de Ghissignies, qui fut adjugé au Sieur Toussaint de la chapelle. La prévôté s'opposa en vain à cette passation. En 1649, le passement du moulin et de ses héritages est adjugé au Sieur Maximilien de la Chapelle. En 1651 le Sieur de la Chapelle cède à la prévôté d'Haspres le rendage dudit moulin pour l'indemniser des arrérages qui lui étaient dues. Cette même année 1651, rétablissement de la prévôté d'Haspres dans la jouissance dudit moulin avec les héritages. En 1661, Julien Clicquet passe un bail de 6 ans dudit moulin avec 14 mencaudées de terre. Un accord est également fait avec lui pour la reconstruction dudit moulin. En 1729, une sommation est faite au magistrat du Quesnoy afin de nommer un homme vivant et mourant pour le moulin, acquis en 1721 au profit des pauvres du Quesnoy. C'est soeur Marie Cécile joseph Curard, religieuse au Quesnoy qui est nommée en 1730 à cet effet. Amand Vincent Joseph Canonne du Quesnoy sera nommé en 1775 homme vivant et mourant pour le moulin.

Nous trouvons plusieurs cartulaires (1617, 1698, 1725) des droits de dîme et terrage que la prévôté d'Haspres a au terroir de Ghissignies, ainsi que plusieurs baux de la cense de Ghissignies.

En 1639, les habitants de Ghissignies se plaignent sur le peu de service que fait leur curé.

1701, accord fait entre la prévôté d'Haspres et l'abbaye d'Anchin pour la nomination de la loi, du greffier et sergeant de Ghissignies. Suivant cet accord, chaque partie doit avoir son bailly et son mayeur, et les échevins se nomment de main commune ainsi que le greffier et le sergent.

1717, procés entre la prévôté et Jeanne Rivart veuve du Sieur Lefebvre, fermier de Sainte Marie à Ghissignies, touchant la dîme des chaperons que refusa la dite veuve. La prévôté fut condamnée au baillage du Quesnoy.

1738, complément de l'accord de 1701, en vertu de laquelle il ne doit plus avoir à Ghissignies qu'un seul Bailly, un procureur, un seul corps de loi, un greffier et un sergent nommés de main commune. Les bénéfices de la haute et moyenne justice, ainsi que la moitié des charges sont aussi en commun. L'autre moitié des charges est à la communauté pour la cession du droit de planti sur les flégards (passage commun qui dessert plusieurs propriétés).

Quatrième arrondissement : Landrecies

Première section :

Basuyau; Ors;

Lafolie

Landrecies, ville forte sur la Sambre, à 17 kilomètres O d'Avesnes. En 1186, Landrecies faisait partie du décanat d'Haspres. L'abbé de Maroilles avait la collation de la cure.

Fontaine au Bois, situé sur le chemin de grande communication n°43 à 4 kilomètres NO de Landrecies.

Deuxième section :

Bousies, située sur le ruisseau de l'Hirondelle et le chemin de grande communication n°43 à 6 kilomètres NO de Landrecies. Avec Croix comme annexe, Bousies formait une paroisse du décanat d'Haspres. Elle existait dès le XII° siècle, et se maintint, ainsi composée jusqu'en 1790.

Forest, situé à 9 kilomètres de Landercies, cette paroisse était en 1180 dans le décanat d'Haspres.

Robersart, village situé sur le ruisseau d'Herpies à 5 kilomètres NO du Quesnoy. En 1186, ce village était dans le décanat d'Haspres.

Preux au Bois, village situé sur le ruisseau de la fontaine le comte et la route impériale n°45 à 5 kilomètres NO de Landrecies. En 1186, Preux était dans le décanat d'Haspres, le siège d'une paroisse, dont faisait partie Fontaine au Bois.

Englefontaine, situé sur la route impériale n°45 à 7 kilomètres S du Quesnoy. L'église de ce village dont la posséssion fut assurée à l'abbaye de Maroilles, était en 1186 le siège d'une paroisse du décanat d'Haspres, composée des villages d'Englefontaine et d'Hecq.



Haspres - Genealegrand
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